Trop beau pour être vrai
Monday, September 11th, 2006Hola!
Bon lundi, et bienvenue aux nouveaux abonnés!
Quelle semaine mouvementée… Je pars pour le Pérou demain matin, et à me regarder aller depuis quelques jours, on croirait que je vais m’y établir pour les deux prochaines années! Tant de détails à penser et à finaliser: photocopies de passeport, piles pour la caméra, etc. Je me suis également procuré quelques médicaments, «au cas où», bien que j’aie la ferme intention de ne pas avoir à les utiliser.
L’Amérique du Sud ne m’a jamais attirée; c’est d’ailleurs le seul continent où mes pieds ne se sont jamais posés (excluant l’Antarctique). Que j’aie eu l’élan soudain d’y aller est un peu mystérieux, mais tout à fait en ligne avec ma façon usuelle de faire les choses… La vie ne serait-elle pas morne et monotone si on ne laissait jamais notre intuition nous guider? On peut appeler ça «avoir un grain de folie» ou «écouter nos tripes», mais à mon sens il s’agit simplement de s’abandonner à notre sagesse intérieure.
Puisque je serai au pays des Incas, il n’y aura exceptionnellement pas de pensées hebdomadaires au cours des deux prochaines semaines. Je continuerai de faire parvenir Matin Magique à ceux qui y sont inscrits, par contre.
Voici la pensée de cette semaine…
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«Le bonheur est parfois une bénédiction - mais, le plus souvent, c’est une conquête.»
Paulo Coelho
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Il semble que l’on ait tous un certain seuil de douleur que l’on considère comme nécessaire. On est convaincu que la vie ne peut pas être trop belle, trop facile… On croit que l’on ne peut pas (ou devrait pas) être totalement comblé. Il faut souffrir un peu, n’est-ce pas? Alors on tolère quelques complications inutiles – juste assez pour ne pas être TROP heureux. On tourne le dos aux solutions qui seraient à la fois accessibles, saines et efficaces. Parfois, on met nous-même des bâtons dans nos roues. On impose de nombreuses conditions à notre bonheur. On choisit d’être un «public difficile», c’est-à-dire de ne pas se réjouir trop rapidement et trop intensément des belles choses qui nous arrivent.
En quelque sorte, on «dose» sans s’en rendre compte l’allégresse qu’on se laisse ressentir. Certains s’en permettent un peu, certains s’en permettent beaucoup… On a tous nos propres critères. Et ce que je vous propose, cette semaine, c’est d’examiner les vôtres, puis de retirer graduellement ces plafonds de verre qui ne servent à absolument rien. Votre vie peut être aussi belle et fluide que vous le décidez! N’est-ce pas une liberté extraordinaire?
Choisir la souffrance et les difficultés ne rend service à personne. Si on a vraiment besoin d’épreuves pour «grandir», laissons à la vie le soin de nous les offrir, plutôt que de les provoquer inutilement (d’ailleurs, pourquoi attendre d’avoir mal pour apprendre de nos expériences? On peut évoluer dans la joie tout autant!) En fin de compte, notre vie pourrait être «trop belle pour être vraie», si on changeait notre définition de ce qui PEUT être vrai…
Je vous invite donc à élever vos standards, mes amis! Même si vous êtes comblés et épanouis, je suis certaine que vous pouvez l’être davantage. Pourquoi s’en priver? Il ne s’agit pas de voir le bonheur comme une performance, évidemment, mais bien de prendre conscience qu’il est aussi accessible que l’air qu’on respire.
Je vous souhaite deux majestueuses semaines.
Votre alliée (sur son départ…)
Marie-Pier
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