Apprendre à nier la réalité
Monday, December 18th, 2006Aloha!
Comment allez-vous, chers imploseurs?
Je vous écris à la lueur de chandelles, au son de ma fontaine d’intérieur, et enveloppée d’un doux nuage d’encens… En fait, je devrais plutôt dire «d’un très intense nuage d’encens», car il brûle à moins d’un mètre de mon museau. Je vais l’éloigner un peu, avant que mon cerveau ne s’engourdisse et que je commence à réciter des mantras hindous en continu… :-)
Vous êtes probablement très occupés en cette période de l’année, à préparer la venue du Père Noël. Ou peut-être ce personnage ne fait-il pas partie de vos traditions familiales? En y réfléchissant, récemment, je réalisais que je ne m’étais finalement jamais intéressée à ce monsieur, pendant mon enfance. C’est parce que ma mère était incapable de me mentir (même pour une bonne cause), et qu’elle n’a donc jamais vraiment tenté de me convaincre de son existence. Ce trait de personnalité convenait parfaitement bien à la petite fille que j’étais, d’ailleurs, et je j’apprécie toujours beaucoup.
D’autre part, je dois dire que mon père était maître dans l’art de créer et de raconter des histoires. Il improvisait des contes ultra palpitants tout au long de l’année, et il a probablement maintenu mes standards trop élevés pour que je m’intéresse à celle du dodu barbu. Il aurait pu choisir de me raconter lui-même cette légende, bien sûr, et la mettre «à sa sauce»… mais je crois que son réel plaisir consistait à élaborer ses propres récits, de A à Z.
Oh, et trêve d’analyse… peut-être avons-nous simplement un mauvais karma à régler, le Père Noël et moi! (Ça y est, l’encens commence à faire effet…)
Sur ce, je vous invite à vous installer confortablement, à faire «Ommmmmm…», et à lire la pensée que je vous ai concoctée avec grand enthousiasme. Notez que la capsule hebdomadaire fera relâche la semaine prochaine, puisque je serai en voyage d’affaires au pôle Nord (je vais coacher le Petit Renne au Nez Rouge, qui éprouve des difficultés à s’affirmer, ainsi que quelques lutins démotivés).
Bonnes célébrations à vous, et à très bientôt! :-)
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«L’optimiste voit peut-être une lueur là où il n’y en a pas, mais pourquoi le pessimiste doit-il courir la souffler?»
– Michel de Saint-Pierre «Un pessimiste est quelqu’un qui voit une difficulté dans toute opportunité. Un optimiste est celui qui voit une opportunité dans toute difficulté.» |
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Une des meilleures façons de cultiver notre joie de vivre, de nous épanouir et de nous réaliser est d’apprendre à nier (ou filtrer) la réalité. Je m’explique…
En fait, commençons avec quelques digressions philosophiques. On fait souvent référence à LA réalité – n’est-ce pas? – comme si elle était aussi universelle et immuable que le Coca Cola. Mais qu’en est-il vraiment? La vérité du pessimiste est-elle plus «vraie» que la vérité de l’optimiste? Ou vice-versa? Comment trouver la plus réelle des réalités?
Une des plus exaltantes découvertes de ma vie fut de réaliser que ma réalité n’était absolument rien d’autre que mon interprétation des événements; j’ai compris que je pouvais la transformer à ma guise, dans l’immédiat, en choisissant ma façon de voir les choses et de réagir. Car notre réalité, en fait, n’est que notre perspective personnelle. Et puisqu’on peut changer de perspective à volonté, notre réalité est aussi malléable que de la pâte à modeler.
Mais revenons au thème principal: pourquoi apprendre à nier les faits? Bien, il ne s’agit pas vraiment de les nier – et encore moins de les fuir – mais plutôt de choisir ce qu’on cultive à l’intérieur de nous et dans notre vie. Il est question de déterminer l’état dans lequel on souhaite être, le type d’émotions que l’on veut ressentir, puis d’ajuster notre perception des choses en conséquence. Donc de CHOISIR où on porte notre attention, et de CHOISIR ce que l’on pense.
Je ne sais pas pour vous, mais la joie de vivre (gratitude) est mon état préféré. J’en fais ma priorité. Ainsi, tout au long de la journée, je «filtre» la réalité afin de la cultiver. Pourquoi porter attention au conducteur qui roule à la vitesse du son et me fâcher? Pourquoi penser à la grisaille? Pourquoi me laisser atteindre par le commis qui est brusque et un peu cynique? Pourquoi anticiper des difficultés et, donc, me créer des sources d’angoisse? Hmmm… quelle libération de réaliser qu’on peut tout simplement cesser de porter attention à ce qui nous pèse. Oui, on peut nier les faits à volonté et, ainsi, être aussi comblé qu’on le désire.
Il y a toujours une façon «normale» de voir ou de vivre les choses, n’est-ce pas? Il est considéré normal de voir une crevaison comme une source de frustration et, donc, d’être frustré. Il est considéré normal de voir nos dettes comme des sources d’anxiété et, donc, d’être anxieux. Mais si on considère le fait que les gens sont «normalement» peu satisfaits de leur vie, on gagne peut-être à faire le deuil de la normalité et à développer de nouveaux réflexes, à adopter de nouvelles façon de penser. Qui a dit que la perspective pessimiste (que l’on qualifie souvent de réaliste) était la plus juste? Est-ce vraiment logique de porter notre attention sur UN conducteur inconscient, par exemple, alors que des centaines d’autres roulent paisiblement? Est-ce logique de penser avec tristesse à la télévision à écran plasma qu’on n’a pas les moyens de se procurer, alors que notre demeure déborde de meubles et qu’on a déjà deux télés à écran cathodique?
Notre pouvoir se trouve dans nos interprétations et dans nos réactions, dans cette seconde pendant laquelle on choisit où on dirigera notre attention, l’attitude qu’on adoptera, etc. Utilisez-vous ce pouvoir, ou vous laissez-vous porter par vos vieilles habitudes et par le courant de la normalité?
Vous pouvez trouver des raisons, dès maintenant, d’être amoureux de vous-même et amoureux de votre vie. Pourquoi attendre?
Marie-Pier
P.S.: Lorsqu’on commence à mettre notre joie de vivre en priorité et à CHOISIR ce qui occupe notre esprit en conséquence, on devient graduellement des aimants à énergie positive. C’est-à-dire qu’en émettant des vibrations joyeuses et lumineuses, on en attire également vers nous, sous diverses formes. C’est automatique, une loi universelle.
En d’autres termes: lorsqu’on change notre façon de voir les choses, on change également les «choses» en question, au fil du temps… On devient étonnamment «chanceux»
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© 2003-2006 Marie-Pier Charron, coach personnel, implosions.net, Tous droits réservés.

