Mourir pour mieux vivre
Tuesday, January 23rd, 2007 Aloha à tous, et bienvenue à tous les nouveaux lecteurs.
J’offre ces infolettres gratuites pour rejoindre un maximum de personnes, donc je suis tout à fait enchantée de vous savoir si nombreux à me lire. Si nombreux, mais si «internationaux», aussi… À titre d’exemple, la toute dernière personne qui vient de s’abonner réside aux Pays-Bas, si je me fie à son adresse courriel.
Encore une fois, un gros merci de partager ces messages avec vos proches si spontanément!
Notez que vous pouvez consulter les archives des pensées hebdomadaires sur mon blogue, dont voici l’adresse: http://www.implosions.net/blogue/
Voilà, fin de l’intro… :-)
Allons-y avec le plat principal… J’aime particulièrement le thème de cette semaine, donc je suis impatiente de partager mes réflexions avec vous. J’espère qu’elles vous seront utiles. Bonne lecture!
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«La première chose à faire est d’admettre que le fait de mourir peut nous arriver… On pense au mieux qu’après tout *ce n’est pas pour demain*. On doit essayer de devenir personnellement, émotionnellement impliqué dans notre mort. Il ne s’agit pas de se fabriquer une obsession névrotique, mais de pleinement comprendre que notre vie peut cesser à tout instant. Cela donne un point de vue nouveau sur votre vie. Chaque moment vous sera de ce fait bien plus précieux. Vous essaierez de l’utiliser au mieux.
Il n’y a pas assez de temps pour ruminer sur son passé, ou redouter son futur. Quand on pense à la mort, nos soucis habituels sont des châteaux de sable construits à marée basse.» |
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La mort est-elle pour vous un sujet lourd et morbide? Pas pour moi. En fait, j’ai toujours eu conscience du fait que j’allais un jour ressembler à ces sympathiques squelettes généralement exposés dans les laboratoires de science. J’espère ne pas vous «refroidir» avec ce thème (notez le jeu de mots!), mais à mon sens il est capital de penser à notre mort éventuelle. Car du même coup, on se rappelle qu’on est vivant…
Un philosophe que j’aime bien, Anthony De Mello, suggérais dans un de ses livres de s’imaginer mort. De se voir reposer en terre, de voir les verres de terre qui… bref, vous voyez l’idée. Je ne vous bombarderai plus d’images aussi peu ragoûtantes, promis, mais je vous invite fortement à tenter vous-même l’expérience. Car premièrement, la mort est une réalité fondamentale, alors aussi bien lui faire face. Et deuxièmement, cette réalité peut devenir une grande source de vie et de joie. Je ne fais pas référence à la joie de savoir que vous serez éventuellement libéré de vos fardeaux. Non, la joie pure et simple d’être actuellement vivant à 100%. Le plus on a conscience de l’être, le plus on le devient…
Si je vous interviewais lors de vos derniers moments (disons dans 80 ans, pour être vraiment très optimiste), quel type de discours tiendriez-vous? Imaginons que vous vous apprêtez à plier bagages, et que je vous pose les questions suivantes:
- Lorsque vous posez un regard général sur votre existence, quels sont vos 5 constats principaux?
- Si c’était à refaire, comment aborderiez-vous la vie? Quel type de relation auriez-vous avec vous-même, et comment la cultiveriez-vous?
- Quels changements auraient grandement augmenté votre appréciation de la vie? Par quels moyens auriez-vous pu les effectuer?
- Quel conseils donneriez-vous à la personne que vous étiez à X ans (remplacez X par votre âge actuel)? Quels sont les trois «cadeaux» que cette personne aurait gagné s’offrir?
- Quelles sont les habitudes qui ont le plus nuit à votre développement et à votre contentement? Quelles actions vous auraient aidé à y mettre fin?
- Quelles ont été vos plus grandes sources de bonheur?
N’attendez pas d’être au pied du mur pour vous poser ces questions! Vivez chaque journée, chaque heure, chaque minute comme si votre temps était compté… car il l’est véritablement! Refusez de survoler votre vie et d’accumuler les regrets. Refusez d’être dur avec vous-même alors que vous pourriez déplacer des montagnes en devenant votre propre allié. Refusez de vous dire «non», de nier vos aspirations profondes. Bref, faites face à votre mort éventuelle, et laissez-la vous montrer quelles voies emprunter pour être complètement vivant, le temps que vous l’êtes…
Sur ce, je vous souhaite une ma-gni-fique semaine. N’oubliez pas de danser! :-)
Marie-Pier
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