Archive for March, 2007

Les premières fois…

Monday, March 26th, 2007

Marie-Pier Charron, Coach de vieBuongiorno à tous et à toutes,
Un si joli museau… De belles grosses pattes poilues… Un regard à la fois doux et coquin… Non, je ne pouvais résister à la tentation de vous montrer cette adorable photo de mon chien Pacha! Je ne me lasse jamais de l’admirer et de le couvrir d’affection. Tant mieux, car il semble que ma bête féroce (comme j’aime bien l’appeler) n’en ait jamais assez…

Outre mon Pachounet, j’ai un autre beau «bébé» à vous présenter cette semaine. Ce n’est pas le mien, mais je suis vraiment très fière et heureuse de contribuer à sa croissance. Il s’agit d’un méga-projet, d’un tout nouveau magazine Web qui s’adresse aux mères et mères-en-devenir. Le voici:

Mères et Cie: http://www.meresetcie.com/.

Pour citer la fondatrice, Caroline Casabon, «Ce que nous vous offrons, c’est un webzine qui reflète la réalité des mères d’aujourd’hui et ce, sans façade ou fausse image. Un webzine qui nous permet de constater qu’être maman, ça ne veut pas dire être parfaite. Un webzine qui vous offre un petit brin de répit et qui vous permettra de vous amuser, de rigoler, de vous renseigner…»

Cette semaine, je partage donc avec vous ma première chronique «Mères et Cie», dans lequel j’aborde le thème des premières fois. L’article est axé sur la première grossesse ou la première adoption, mais les principes peuvent s’appliquer à plusieurs grands bouleversements de la vie. J’espère que vous apprécierez, et n’hésitez pas à m’écrire vos commentaires!

La magie (et l’angoisse) des premières fois

Attendre la venue d’un enfant pour la première fois est une joie incommensurable, mais également une période de grande intensité qui peut nous donner le vertige et nous faire vivre un cocktail d’émotions de toutes sortes.

Comment vous sentez-vous face à l’inconnu? Quels sont vos points d’ancrage, avec ce vent de changement qui souffle sur votre vie?

Tout ce qui est nouveau est déstabilisant. Et la toute première fois constitue, à la base, un saut dans le vide… dont le choc peut être amoindri grâce aux parachutes suivants:

1- Extérioriser nos craintes

Même les changements les plus merveilleux sont bouleversants. Car pour chaque première fois, il y a également quelques dernières fois, de petits deuils à vivre. Et il y a l’Inconnu avec un grand i, bien sûr. On peut imaginer ce qui se trouve de l’autre côté du portail, mais la nouvelle vie qui nous attend reste fondamentalement mystérieuse (donc source d’inquiétude) jusqu’à ce qu’on y soit. On peut être portée à balayer nos angoisses sous le tapis, puisqu’on s’apprête après tout à vivre le plus grand miracle qui soit… mais il est important de s’accueillir telle qu’on est et d’exposer nos craintes à la lumière du jour.

Rien n’est plus envahissant qu’une émotion qu’on tente de refouler. Tout ce à quoi on résiste persiste, tout ce qu’on nie s’intensifie… Bref, vous voyez l’idée: c’est en faisant face à nos émotions qu’on commence à se libérer de leur emprise. Voilà pourquoi je vous invite à sortir un papier et un crayon, puis à dresser la liste des craintes qui vous habitent en ce temps de transition. Il ne s’agit pas de nourrir vos peurs, bien sûr, mais de les désamorcer en les sortant de leur cachette.

Une fois que vous aurez noté vos peurs rationnelles et irrationnelles, passez en mode action! Établissez un plan en béton pour apaiser vos différentes inquiétudes, pour les enlever du chemin. Si vous craignez d’être trop serrée financièrement, par exemple, ne laissez pas cette crainte flotter constamment dans votre esprit et polluer les précieux moments que vous vivez. Faites en sorte d’enlever les ombres au tableau sur lesquelles vous avez du pouvoir, et vous pourrez constater que même celles sur qui vous n’avez aucun pouvoir en seront grandement atténuées. Après tout, un des meilleurs antidotes à l’angoisse est l’action!

2- Être proche de nous-même

En période de grands bouleversements, la dernière chose à faire est de s’oublier ou de se perdre de vue. Il est important plus que jamais d’être proche de soi-même, de s’intérioriser et de se dorloter. Car, lorsqu’on vit de grands changements, c’est à l’intérieur de nous-même que l’on trouve notre stabilité et notre sérénité. Et si on est toujours en train de FAIRE mille et une choses et qu’on oublie de simplement ÊTRE, on perd contact avec notre centre, avec notre point d’équilibre.

On commence à se perdre de vue dès que l’on s’accroche excessivement à ce qui est extérieur à nous. Même les plus profonds et les plus merveilleux changements qui soient ne sont pas TOUTE notre vie; ils ne sont pas NOUS. On est beaucoup plus qu’une future mère, et on gagne à continuer de nourrir et d’honorer tout ce qu’on est. Si on mise tout sur ce qui est à venir, on penche trop vers l’avant et on perd l’équilibre.

Comment garder contact avec soi-même? Cela dépend de chacune. Écrire régulièrement ce que vous vivez dans un journal intime peut être très constructif. La méditation et le yoga également. Et sûrement avez-vous des hobbies qui vous apaisent et qui vous connectent à l’essence de ce que vous êtes – au-delà de vos divers rôles et obligations. Globalement, l’idée est de faire en sorte de vous sentir entière et solide maintenant, indépendamment de ce qui se produira plus tard.

3- Écrire le script

Lorsqu’on attend de voir comment les choses iront, on est comme la feuille qui se laisse porter au gré du vent. On a de bonnes raisons de s’inquiéter, puisqu’on est en quelque sorte à la merci des aléas de la vie.

Savez-vous vraiment où vous vous en allez? Bien sûr, vous ne pouvez prévoir l’imprévisible; le principe d’une première fois est qu’on ne sait pas ce qui nous attend! Par contre, vous pouvez vous former une vision de ce que vous souhaitez voir se produire, préciser vos souhaits, écrire le script de votre avenir, etc. En ayant un but et une intention clairs, vous sentirez que vous avez la situation en main; vous serez plus enthousiaste, moins angoissée. Et vous mettrez toutes les chances de votre côté afin de vivre le changement de façon optimale, bien sûr.

Ainsi, quel sera le thème (ou le slogan) de votre nouvelle vie de mère? Quelles sont les priorités non-négociables que vous vous engagez à respecter dans cette nouvelle aventure? Quel type de mère désirez-vous être? Quels sont les patterns que vous désirez laisser derrière vous? Quelle est votre vision de la dynamique que vous aurez avec votre partenaire de vie? Et quels ajustements gagneriez-vous à effectuer pour vivre cette transition en harmonie?

Tout bouleversement devient une renaissance lorsqu’on prend la peine de faire le point et de choisir comment on veut vivre (ou ne pas vivre) les événements. C’est ce que je vous suggère de mettre en pratique. Pour ce faire, vous pouvez utiliser la bonne vieille méthode du collage, c’est-à-dire disposer sur un grand carton des images, des dessins, des photos et des mots qui représentent votre vision des changements à venir. Vous pouvez aussi en écrire le script sur papier, au temps présent (Ex.: «Je me sens profondément sereine et comblée par ma nouvelle vie de famille; je maintiens mon taux d’énergie élevé en prenant soin de moi etc. »). Le temps que vous passerez à cogiter là-dessus est aussi important que le collage ou le script en soi.

Ces stratégies adouciront cette période de grands bouleversements. Vous pourrez constater que le fait de vous avouer vos craintes, d’être proactive, de rester en contact avec votre sagesse intérieure et d’avoir une intention claire qui vous guide vous procurera une fondation solide. Vous aurez une assise rassurante qui vous aidera à vivre vos premières fois avec encore plus de joie… et un peu moins d’effroi.

Une splendide semaine à vous, et à très bientôt!

Marie-Pier

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Le pouvoir du “chuchotage”

Monday, March 5th, 2007

Marie-Pier Charron, Coach de vieBon lundi à tous,
J’espère que vous allez superbement bien!

Laquelle des photos préférez-vous? C’est bel et bien votre humble coach sur les deux! Celle de gauche a été prise rapidement dans ma cour, l’été dernier, alors que l’autre est tirée d’une séance au studio de la fantastique Heidi Hollinger (qui a déjà eu la chance de photographier nul autre que le Dalaï Lama, soit dit en passant!) J’ai pensé qu’il serait amusant, cette semaine, de vous présenter un «avant-après» pour illustrer le pouvoir du fond de teint, du rouge à lèvre et d’un bon éclairage. ;-)

J’ai visionné il y a quelques jours un petit film de la compagnie Dove (vous pouvez le voir ICI) dans laquelle on voit le «making of» d’une photo de publicité traditionnelle. Maquillage, coiffure, nombreuses retouches, etc. Quel décalage entre l’image et la réalité! Je n’ai rien contre le fait de retoucher les photos, tout comme je n’ai rien contre le fait de se maquiller au quotidien; c’est l’importance qu’on accorde à ces artifices que je déplore, non pas leur existence. Faisons la part des choses, et cessons de nous comparer à ces images plastique rendues presque extraterrestres à force d’être fignolées et manipulées!

Qu’en dites-vous? :-)

Allons-y maintenant avec la pensée de cette semaine… Bonne lecture!

Le pouvoir du “chuchotage”

Photo de cheval

Vous connaissez «L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux» (The Horse Whisperer)?. Il y a eu le livre, puis le film. Je ne suis pas une spécialiste des chevaux (j’ai fait de l’équitation une fois, et j’ai eu la frousse de ma vie); par contre, je me suis intéressée récemment aux techniques qu’utilisent ceux qu’on appelle les «chuchoteur» (horse whisperers). Fascinant! Leur approche est extrêmement inspirante et les résultats qu’ils obtiennent, phénoménaux. Ils peuvent transformer une bête déchaînée en véritable nounours en quelques courtes heures. Sans aucune brutalité. En douceur.

Le «chuchotage» (horse whispering) est basé sur l’observation. C’est-à-dire que les chuchoteurs étudient le comportement des chevaux sauvages en liberté, ils discernent leur langage particulier, puis ils l’apprennent et l’utilisent pour communiquer avec eux. Ils adoptent donc le point de vue du cheval et, plutôt que de forcer les choses et d’aller contre-nature, ils basent leurs techniques de dressage sur la confiance et la bonne volonté de la bête. Des chaînes ou des fouets? Non. Les chuchoteurs utilisent le contact visuel et le «langage cheval» (ils vont bouger légèrement la tête ou les épaules, par exemple, comme les chevaux le font eux-mêmes pour communiquer). Grâce à ces mouvements doux (et parfois très subtils), le cheval comprend le message… mais il ne se sent pas menacé. Et puisqu’il ne se sent pas menacé, ils coopère de façon extraordinaire.

Le chuchoteurs affirment que le fait d’utiliser la force (ou la violence) et de tenter de provoquer la réaction souhaitée chez le cheval est beaucoup moins efficace et beaucoup plus laborieux que d’établir avec lui un lien de confiance en utilisant son langage. Maintenant, relisez cette dernière phrase et remplacez le mot «cheval» par votre prénom. Vous voyez ce que je souhaite amener avec ce thème qui n’est pas très «coaching» à première vue? Les principes de base du chuchotage s’appliquent grandement à notre vie humaine. À mon sens, tisser des liens de confiance avec nous-même est LA clé pour être joyeux, motivé et efficace dans l’atteinte de nos objectifs. Ce n’est pas par la force qu’on se fait avancer; c’est par l’observation (apprendre notre «langage», nos sources de motivation) et par la douceur.

Vous trahissez-vous? Avez-vous tendance à utiliser la peur et l’«auto-humiliation» pour vous propulser? Cela peut fonctionner à court terme, mais votre cheval sauvage intérieur finira toujours par se rebeller et par vous compliquer la vie si vous le «fouettez» à coup de menaces. Si vous vous brutalisez, vous ne coopérez pas avec vous-même et vous aurez constamment l’impression d’être un obstacle sur votre proche chemin, d’être paresseux ou de manquer de volonté. Mais vous ne manquez de rien! Apprenez simplement à utiliser le bon langage, celui qui vous inspire confiance, qui vous rassure et qui vous encourage.

Voici quelques exemples d’un langage qui est fort probablement le vôtre:

  • Avoir des attentes réalistes que vous savez pouvoir atteindre, tout en conservant une vision large et ultra appétissante à l’intérieur de vous pour vous inspirer
  • Reconnaître vos bons coups autant que vos faux pas. Célébrer vos réussites, même les plus simples, à leur juste valeur
  • Faire les choses par amour de vous et avec enthousiasme, plutôt que pour changer la personne «pas correcte» que vous croyez être
  • Avoir de l’empathie pour vous-même lorsque vous flanchez; vous faire des clins d’œil plutôt que des grimaces
  • Vous accorder le droit de faire de très minuscules pas vers l’avant. Cesser de vous demander d’être parfait et puis de vous décourager dès que vous tombez dans un vieux pattern. Tout n’est pas noir ou blanc; permettez-vous de reprendre votre souffle dans les zones grises.
  • Savoir que vous serez toujours là pour vous, à vous aimer et à vous soutenir, quoiqu’il arrive
Voilà! N’hésitez à partager votre langage personnel avec moi, si vous le souhaitez. Bon «chuchotage», et à lundi prochain!
Marie-Pier
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