Prendre une vacance… de soi-même
Monday, August 6th, 2007 Bonjour chers lecteurs,
Comment allez-vous?
Dans l’infolettre de la semaine dernière (que vous pouvez lire ICI), je vous invitais à me suggérer vos musiques d’exercice préférées. Vous avez été nombreux à m’écrire à ce sujet, et j’ai pensé compiler vos «swignantes» suggestions, que voici: Mika, Jesse Cook, Robert Michael, Mango, DJ Champion, Abba, Deva Premal, la bande sonore du film Rocky, la bande sonore du film Flash Dance, les premiers albums de Madonna, de U2 et d’INXS, le CD «Confessions on a dance floor», de Madonna, plus les chansons suivantes «Las calles del sur», (Florence K.); «Je cours» (Ophélie Winter); «Love Generation» (Bob Sinclair); «Conga» (Gloria Estefan); «Can’t get you out of my head» (Kylie Minogue). On m’a aussi conseillé la radio satellite XM et les livres lus sur CD. Merci pour toutes ces idées, j’en prends bien note! Je dois dire que j’aime particulièrement Conga, un délicieux rythme cubain qui me rappelle la Floride, où j’ai vécu quelques mois par le passé.
Plusieurs nouveaux abonnés se sont joints à nous depuis mon entrevue avec André Ducharme, au 98.5. Bienvenue à vous tous! Mon intention est véritablement de former une communauté qui vous soutiendra dans la réalisation de vos rêves les plus fous. Et les plus simples, aussi. Car nos rêves n’ont pas besoin d’être compliqués pour être extraordinaires…
Pour le plaisir, j’ai commencé il y a quelques semaines à vous faire découvrir quelques ressources gr@tuites que j’apprécie particulièrement. Voici la petite dernière:
Hay House Radio: http://www.hayhouseradio.com
Il s’agit d’une station de radio dont toutes les émissions traitent de croissance personnelle, de près ou de loin. Et ce qui est vraiment super, c’est que l’on peut la syntoniser sur le Web, donc où que nous soyons sur la planète (salutations spéciales à nos amis en Antarctique!) Il y a des émissions animées par des coachs, par des psychologues, par des mediums… Bref, si le développement personnel et/ou que la métaphysique vous intéresse, je serais étonnée que vous ne trouviez pas chaussure à votre pied. Vous pouvez l’écouter en direct en cliquant sur «Listen now», ou encore télécharger les archives sous forme de podcasts. Des heures et des heures d’inspiration… gratos!
Allons-y maintenant avec la suite de l’article que j’ai partagé avec vous dans la dernière édition de l’infolettre. Je vais inclure la première partie à nouveau pour ceux d’entre vous qui ne l’ont pas déjà lue.
Enjoy!
Sur ce, j’enfile mon costume de bain, je fais une saucette dans mon lac, puis je me gave de ces délicieuses pêches qui font mon bonheur en cette période de l’année…
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Voici donc trois «destinations» que je vous suggère d’explorer sans hésitation. Suivez le guide…
1. Sortir du tourbillon
On n’avance pas plus vite à coups de fouet! Ok, je corrige: on avance définitivement plus vite à coups de fouet… Jamais pour très longtemps, par contre, et le prix à payer est élevé. On croit qu’on a besoin d’être sous pression pour avancer, mais la réalité est que le stress étouffe la vie en nous. À lui seul, il nous tire encore plus d’énergie que la montagne de tâches qu’il veut nous pousser à accomplir… en plus de nous rendre peu réceptives aux beaux cadeaux de notre existence, bien sûr. On se promet de humer les roses et de profiter de la vie lorsqu’on aura «tout» terminé, mais on est si habitué à notre rythme effréné qu’on craint secrètement de ne plus être capable de s’activer si on se détend assez pour que notre tension artérielle ait le temps de baisser.
Question: voulez-vous vraiment que votre vie soit un marathon? Voulez-vous survoler votre quotidien en bondissant d’une tâche à l’autre, puis à l’autre? Je sais que vous aspirez à plus, à profiter pleinement de chaque instant qui passe, à rendre magique les tâches les plus banales. Et vous pouvez commencer dès maintenant à le faire. Car même si vous ne pouvez pas réduire votre liste de choses à faire, vous pouvez certainement naviguer différemment dans ces eaux mouvementées qui vous sont si familières. Plutôt que de pagayer à contre-courant, vous pouvez commencer à surfer!
On a tendance à l’oublier, mais il est possible d’être ultra occupé et productif tout en étant caaaaaalme intérieurement… zen, comme on dit. Je vous demande solennellement de ne pas vous laisser aspirer par le tourbillon du faire-faire-faire. C’est le tourbillon du cheval qui court assidûment et qui ne voit pas défiler le magnifique paysage tellement il est hypnotisé par la carotte qui pendouille à quelques centimètres de son nez. Vous méritez mieux, non? Le fait est que personne n’aura jamais «tout» terminé; personne n’aura jamais LA carotte ultime entre les dents, une fois pour toutes. Il y aura toujours plus à faire, de nouveaux problèmes à régler… alors on gagne à oublier les carottes quelque peu et à mordre plutôt dans la vie, dans le présent. Sans stress inutile et sans «quand je le pourrai».
La route que je vous propose pour accéder à ce premier lieu de villégiature est la suivante: chaque soir, notez toutes les choses que vous avez accomplies, autant sur le plan très «pratico pratique» (ex. le ménage) que sur le plan humain (ex. avoir contribué à l’estime personnelle de votre fils par l’attention que vous lui avez accordée). Ne laissez pas s’infiltrer dans votre esprit les pensées du type «j’aurais du faire encore plus» ou «ça ne compte pas». Permettez-vous de voir et d’intégrer le chemin que vous avez parcouru, sans toujours ramener votre attention vers ce qu’il reste à faire.
Pour continuer, écrivez sur des bouts de papier des phrases-clés qui vous rappellent de rester loin du tourbillon et de jouir de votre vie telle qu’elle est maintenant. Collez ces messages sur votre bureau, sur votre frigo, dans vos tiroirs, etc. Et si vous voulez un truc-choc (mon préféré!), pensez au fait que vous serez décédée dans X années. Lorsqu’on frôle la mort (ne serait-ce qu’en pensée), on a généralement tendance à relativiser et à se donner un bon gros break par la suite… Et le bonus est qu’on n’a même pas à sacrifier notre efficacité; au contraire, notre calme intérieur nous rend plus productive!
Paroles de sagesse: «Yo relaxe! Ça sert à rien de t’énerver le poil des jambes…»
2. Oublier ce que vous êtes (pas)
Il n’y a rien de plus ressourçant que de «connecter» authentiquement et profondément avec un ami, n’est-ce pas? Surtout lorsque cet ami est nous-même…
La deuxième destination que je vous propose est exceptionnellement belle, ensoleillée et luxuriante. Vous pouvez la visualiser comme une magnifique oasis de paix, de joie et de simplicité (n’oubliez pas les arcs-en-ciel et les cocotiers parfaitement symétriques). Une oasis de possibilités, à mille lieues de vos limites habituelles… À mille lieues, en fait, de tout ce que vous pensez devoir être, de ce que vous essayez d’être et n’êtes fondamentalement pas, et de ce que vous vous empêchez inutilement de devenir. Le punch auquel je veux en venir, c’est que cette majestueuse oasis, c’est VOUS – le vrai vous, souvent écrasé sous le poids des «je devrais», des «il faudrait», de divers masques et des vieilles croyances paralysantes qui ont étendu leur tentacules dans votre vie.
Sans contredis, la meilleure façon de prendre une vacance de nous-même est parfois de plonger dans le «nous» en question, de baisser le volume de notre vie pour détecter sa présence, NOTRE présence. La pire chose qui puisse arriver à une personne est de se perdre de vue. Se perdre de vue, c’est perdre le sens de notre vie, son noyau. C’est perdre la seule voiture qu’on a et devoir traverser le Sahara à pied (sans même un chameau pour nous porter, puisqu’ils ont tous été exportés). Si on n’est pas en contact avec nous-même – j’aurais écrit «avec notre âme» pour un lectorat plus Nouvel Âge – on a un douloureux sentiment de vide qu’aucun tourbillon d’activités et d’accomplissements ne peut effacer.
Passons au côté pratique. Vous craignez peut-être que je vous suggère d’accéder à cette deuxième destination par la méditation. Vous avez raison, et vous avez tort. Car la méditation traditionnelle, à laquelle vous pensez (assis, les yeux fermés), n’est qu’une des nombreuses options. Si le fait de dessiner, de chanter, de tricoter ou de jouer aux cartes vous ressource et vous procure un profond sentiment de régénération, cessez de chercher et n’essayez même pas de léviter; vous avez déjà un billet d’avion. Ces activités semblent parfois (très) anodines, mais elles sont (très) constructives; elles installent en nous un état de calme et de réceptivité qui nous branche à nous-même… Et qui nous remplit.
Je vous invite également à prendre le temps d’écrire vos rêves, vos ambitions, vos espoirs. Vous aviez probablement une Barbie ou un G.I. Joe entre les mains la dernière fois que vous vous êtes permis de rêver librement… et il n’est pas trop tard pour recommencer. Laissez votre âme – oups, désolée – s’exprimer sans juger; ne laissez pas votre raison embarquer et ruiner vos élans spontanés. Une vacance est supposée être énergisante et, aux dernières nouvelles, il y avait peu de choses aussi énergisantes que le fait d’avoir de beaux rêves à réaliser. Vos passions et vos aspirations sont l’extension de ce qu’il y a de plus pur et de plus vrai en vous. Traitez-les avec respect.
Paroles de sagesse: «Arrête de te prendre pour un autre. T’es bien plus cool et t’a bien plus de potentiel que cet “autre”…»
3. Une attitude positive et souple
J’ai passé un mois au Maroc, récemment, comme plusieurs d’entre vous le savent déjà. Cela explique mon obsession pour les chameaux – qui sont en fait des dromadaires, puisqu’on ne trouve pas les chameaux en Afrique du Nord, mais en Asie. Peu importe, ce n’est étonnamment pas ces bêtes bossues qui m’ont le plus fascinée, mais les homo sapiens au volant de leur voiture. Avec mention spéciale pour cette espère pas assez rare qu’on appelle les Chauffeurs de Taxi.
Il est difficile de trouver les mots (des mots publiables, il va sans dire) pour décrire les expériences que j’ai vécues sur la route. Je prenais le volant tous les jours, et je peux dire que jamais je n’ai été exposée à une conduite aussi dangereuse. Confrontée à une telle situation, j’avais deux choix: je pouvais résister à l’état des choses, rester attachée à «comment les choses DEVRAIENT être» et, ainsi, cultiver un sentiment de frustration voisin de la violence. Ou encore, je pouvais mettre ma paix d’esprit en priorité et décider de suivre le courant, car l’énergie gaspillée à grogner était tout simplement… gaspillée, justement. À quoi bon s’acharner?
Personne ne mérite d’être exposé à des dangers potentiels à cause de la conduite inconsciente des autres automobilistes; personne ne mérite de vivre une déception amoureuse; personne ne mérite de se sentir dévalorisé; etc. Mais puisqu’on ne peut changer ce qui est hors de notre contrôle, parfois il vaut mieux faire le deuil de nos attentes, avaler la pilule, et composer allègrement – et humoristiquement, pourquoi pas? – avec ce qui se présente à nous. La clé est de décider d’être joyeux, serein et positif, puis d’ignorer volontairement ce qui pourrait nous empêcher de l’être. Simple, et efficace.
Cette destination finale que je vous invite à visiter porte un nom: l’acceptation. Si on est rigide et tendu face aux événements (ou face à nous-même) car on compare toujours notre réalité à ce qu’elle «devrait» être, on se crée un mini-enfer. On s’épuise à se battre intérieurement.
Il n’est pas question ici de baisser les bras face aux aspects de notre vie qui nous déplaisent. Non, il n’est certainement pas question d’abdiquer, de décider de ne rien changer. Il s’agit simplement de cesser de générer des sentiments de frustration et de déception; ils sont inutiles et nuisibles! Plutôt que de s’attarder au saumon trop cuit qui gît innocemment dans notre assiette, on remercie le ciel que les légumes d’accompagnement soient délicieux et on pense avec joie au dessert qui suivra dans pas trop longtemps. Cela ne nous empêche pas de manifester notre mécontentement au chef et de bouder le restaurant en question jusqu’à perpétuité, bien sûr!
Lorsqu’on choisit d’avoir une attitude positive et «souple», on a l’impression de danser avec la vie. Et si cette dernière nous marche accidentellement sur le pied, on la remercie du prétexte qu’elle nous fournit et on s’offre une nouvelle paire de souliers!
Paroles de sagesse: «Sooooo what?…»
Voilà pour mon forfait-vacances; j’espère que ce voyage en est un que vous avez l’intention de planifier. On gagne tous à prendre la vie un peu plus à la légère, à s’enlever du chemin et à se rappeler ce qui compte vraiment. Je vous invite donc à prendre une vacance de vous-même, à tasser vos nuages intérieurs et ces «gugusses à une piasse» inutiles qui vous distraient de votre magnificence. Chaque journée peut vraiment être une magnifique journée de vacances…
Vous souhaitant un beau deux semaines!
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