Archive for March, 2008

Flirter avec les nuages et danser sur la lune

Friday, March 21st, 2008

HollywoodBonjourno!
J’espère que vous allez bien au moment où vous lisez ces lignes! De mon côté, je dois dire que je suis présentement au 7e ciel. Non, vraiment, littéralement! J’ai écris ce message à l’avance, car, au moment où vous le lirez ces lignes, je flirterai avec les nuages, à plusieurs milliers de mètres d’altitude. Ou peut-être aurai-je déjà atterri à Los Angeles, la city of angels (et royaume de Britney) où je passerai cinq glorieuses semaines.

Plus spécifiquement, je serai dans le magnifique quartier de Santa Monica, où j’ai trouvé un très joli appartement (directement sur Ocean Avenue, en face de la plage où la série Baywatch était filmée!). C’est un quartier de rêve, qui longe la mer, où la grande marcheuse que je suis est plus que ravie. Ah, et je monte directement au 8e ciel, les mercredi et samedi, lorsque les producteurs locaux se regroupent sur la Third Street Promenade – une charmante rue piétonne – pour y vendre leurs merveilleux produits. Une montagne de belles pêches bios peut me mettre la larme à l’œil! (Sans oublier les paniers de figues fraîches, qui me font tout simplement perdre le nord… Ce qui est à toute fin pratique une très bonne chose, car ce point cardinal est loin d’être mon préféré!)

Pendant mon séjour, je travaillerai sur divers projets, incluant mon nouveau programme de coaching. J’adore la Californie, et je compte imprégner mes écrits de l’énergie qu’elle m’inspire. J’ai l’intention de revoir quelques amis, aussi, et d’aller flâner dans ma librairie préférée, The Bodhi Tree (un MUST si vous y allez; ils servent même la tisane pendant qu’on bouquine!) Mais surtout, je vais me laisser aller sans trop planifier, suivre la vague dans tous les sens du terme…
Santa Monica

J’adore ma vie et mon environnement ici; chaque fois que je quitte mon petit paradis et mes délicieuses habitudes, je me demande toujours un peu ce qui me motive. Au fond, c’est que j’adore me sentir déstabilisée – pas trop, juste assez – et je sais que m’extraire de ma structure habituelle est toujours très nourricier. Dans ce cas précis, je dois dire également que je ne serai pas fâchée de manquer le début du printemps québécois, qui est dans mon coin de campagne synonyme de boue et de chutes de neige importunes. Je n’ai pas encore digéré la tempête du 5 avril 2007… ;-)

***
La semaine dernière, je vous ai offert un échantillon de ma chronique Le Coin du Coach, que vous êtes déjà nombreux à lire hebdomadairement dans le magazine La Semaine. Depuis septembre, j’ai une seconde chronique, dans le même magazine, qui s’appelle l’Entrevue du Coach. Je donne l’occasion aux artistes que j’interviewe de partager avec vous les trucs, les stratégies et les principes de vie qui sont à l’origine de ce qu’ils considèrent être leurs plus belles réussites. Bref, je leur prête mon chapeau de coach! Leurs confidences sont *extrêmement* enrichissantes. Pour vous faire découvrir cette chronique, j’ai le plaisir aujourd’hui d’en partager un exemple avec vous.

J’ai choisi mon entrevue avec la chanteuse Marilou. Premièrement, car c’est une fille vraiment inspirante. Deuxièmement, car j’aime taper du pied au son de sa chanson Danser sur la lune (vous pouvez l’écouter sur son site, www.mariloumusique.com). Troisièmement, car elle est connue au Québec ET sur le continent européen, d’où vous êtes nombreux à me lire…

Vous verrez que ses propos complètent bien, aussi, les thèmes que nous avons abordés au cours des quatre dernières semaines.

Pour télécharger l’entrevue, vous n’avez qu’à cliquer ICI.

Finalement, notez qu’il n’y aura pas d’infolettre Implosions pendant mon séjours en Californie. Je continuerai, par contre, à diffuser Matin Magique – dont certains d’entre vous semblent être devenus accros. ;-)

(Cliquez ICI pour vous joindre aux milliers d’abonnés enchantés, si vous ne faites pas déjà partie du nombre. C’est gr@tuit.)

Sur ce, je vous souhaite un fantastique printemps. On se retrouve au mois de Mai, en pleine forme!

Votre alliée (plus blanche que neige, et fin prête à bronzer!)


Marie-Pier

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© 2003-2008 Marie-Pier Charron, coaching de vie, implosions.net, Tous droits réservés.

Apprendre à attendre

Monday, March 10th, 2008

Photo de chandelles

Bon lundi!
Avez-vous passé un beau week-end? Le mien a été bien rempli, quoique marqué au fer rouge par la cruelle trahison d’Hydro Québec. Laissez-moi vous expliquer…

L’impressionnante masse de neige/grêle/verglas/pluie/branches d’arbres qui a enseveli plusieurs régions du Québec (la «tempête du XXIe siècle» selon André Cantin, d’Environnement Canada) a causé de nombreuses pannes d’électricité… et un certain nombre de grimaces! Mon patelin estrien n’a pas été épargné. Autour de 17h30, samedi, la lumière ne fût plus…

Être submergé dans un bain de noirceur et complètement déconnecté du monde est plutôt plaisant, je trouve. Plaisant ascendant jouissif, je dirais même. Après tout, ce n’est pas tous les jours qu’on a un gros coussin de temps contre lequel se blottir et un prétexte pour manger n’importe quoi (dans le noir, toutes les friandises sont grises!) Quelle belle excuse, également, pour renouer sans culpabilité avec les nombreuses vertus de la oisiveté. À 20h30, je me suis donc mise au lit, exaltée par la douce platitude de ma soirée et résolue à profiter pleinement de cette opportunité. Sur ma table de chevet: un lot de chandelles, ma radio sans fil, un calepin et un crayon, une balle de laine à tricoter, une pile de bouquins… Non, il n’y a rien comme la paresse active!

Ma délicieuse mollesse fût de courte durée. Après seulement quelques minutes à tricoter au son d’une chanson de Guns N’ Roses (j’étais trop relax même pour changer la station!), j’aperçois un monstre qui se déhanche lentement vis-à-vis ma maison. Ma foi, c’est le camion d’Hydro Québec qui, sans honte aucune, vient ruiner ma soirée! Comme a-t-il OSÉ!? La phase 1 de mon Projet Paresse venait tout juste de débuter! J’avais pourtant tenté de les joindre à quelques reprises via leur numéro spécial «Pannes et urgences», et le message d’accueil indiquait qu’il ne prenaient plus les appels, tellement leurs lignes étaient surchargées. Traîtres! ;-)

Plus sérieusement, c’est tout de même particulier qu’on ait parfois besoin d’un prétexte pour s’accorder la permission de peser sur pause et de décrocher. Oui, de décrocher complètement. Il y a pourtant une telle liberté dans ce «lousse» qu’on se donne, dans ce silence et cette noirceur totale. Une liberté qui rime avec inspiration, avec créativité… Et d’une certaine façon, avec efficacité, aussi. Comme la terre, on a besoin d’une période de jachère.

Alors voilà pour l’anecdote… Passons au sujet du jour.

***
Cette semaine, je partage avec vous une de mes chroniques Le Coin du Coach publiées dans le magazine La Semaine. Le magazine a normalement l’exclusivité, mais j’ai eu l’autorisation de vous en offrir une comme «amuse-gueule»… Voici celle que j’ai choisie. Vous pouvez la lire ci-bas, comme vous pouvez télécharger le PDF en cliquant ICI (ainsi, vous la verrez telle qu’elle apparaît dans le magazine: jolie, colorée et illustrée). J’espère que vous deviendrez un lecteur régulier! :-)

Finalement, merci comme à l’habitude de partager cette infolettre avec vos proches. Je l’apprécie!

Allons-y…

  Apprendre à attendre  

Vous avez de la difficulté à accepter les délais de livraison? Cette semaine, je vous invite à les voir d’une toute nouvelle façon…

Vous y avez pensé, vous l’avez imaginé dans les moindres détails, vous l’avez choisi et vous êtes déterminée à faire tout ce qui est en votre pouvoir pour l’obtenir. La vision que vous en avez est si claire que vous pouvez presque le sentir, l’entendre et le palper. Vous êtes prête, vous le voulez plus que tout au monde… Mais pourquoi diable ne s’est-il pas encore manifesté?

Le «il» auquel je fais référence peut désigner n’importe quoi. Peut-être est-ce pour vous un bébé, un emploi, un amoureux ou un montant d’argent… Dans tous les cas, le fait demeure que la planète Terre n’en est pas une sur laquelle on obtient instantanément ce que l’on désire. Même les graines que l’on sème dans notre potager prennent du temps à nous offrir un modeste petit germe…

Faire face à une étendue de terre uniformément brune est ennuyant, voire frustrant. Surtout lorsqu’on a mis tout notre cœur à y répandre des semences minutieusement choisies. Ainsi, comment accepter cette période d’attente lorsqu’on est gourmand et passionné? Certains y parviennent simplement en se répétant qu’ils ne peuvent rien y changer. Têtue comme je suis, cela ne m’a jamais suffi. La seule façon que j’ai trouvée de faire la paix avec ce délai, c’est de prendre conscience de son importance…

Une grossesse invisible
Un jour, il y a vous et votre chat, Minou; le lendemain, il y a vous, Minou, et un beau monsieur aux yeux brillants qui vous fait chavirer. Un jour, il y a vous et des CV à envoyer; le lendemain, il y a vous et un message téléphonique vous informant que vous avez décroché un des emplois pour lesquels vous avez postulé…

On a l’impression que la concrétisation de nos projets se fait tout d’un coup, que la chose tant attendue arrive de nulle part, après des semaines ou des mois pendant lesquels il ne s’est rien passé… Rien n’est plus faux! Même lorsqu’il ne se passe rien, il se passe quelque chose; parlez-en à une femme enceinte. Le jour de la naissance n’est que le point culminant d’un long processus. Et c’est un processus semblable qui précède la «naissance» de nos rêves et de nos objectifs. Ils ont une période de gestation, eux aussi… La différence, dans ces cas, c’est que la grossesse n’est pas visible. À l’abri de notre regard, la vie s’active à matérialiser nos désirs, tout comme elle s’active à faire croître les graines que l’on sème dans notre potager ou le fœtus qui s’est implanté dans notre utérus. C’est l’ordre naturel des choses.

Les périodes d’attente sont donc, en quelque sorte, une illusion. Il s’agit plutôt de périodes de croissance, de développement, de consolidation, de formation. Pendant ce qui nous apparaît être un délai indésirable ou un retard, on se transforme en ce que l’on doit être pour vivre ce que l’on aspire à vivre. Sans même le réaliser, on clarifie ce que l’on veut, on se connecte à nous-même, on s’aligne avec nos objectifs et on s’ajuste pour être prête à les accueillir… On «couve» notre nouvelle réalité jusqu’à ce qu’elle se concrétise.

Ainsi, même si attendre peut être frustrant et irritant à s’en ronger les ongles d’orteils, c’est parfois la meilleure chose qu’il puisse nous arriver pour nous ouvrir des portes et nous permettre de passer éventuellement au prochain stade de notre vie. Il y a certaines choses que l’on ne peut et ne doit pas contrôler; certains moments où l’on gagne à se flatter la bedaine plutôt qu’à s’impatienter…

Sur ce, je vous souhaite un beau deux semaines!

Votre alliée,

Marie-Pier

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