Apprendre à attendre

March 10th, 2008

Photo de chandelles

Bon lundi!
Avez-vous passé un beau week-end? Le mien a été bien rempli, quoique marqué au fer rouge par la cruelle trahison d’Hydro Québec. Laissez-moi vous expliquer…

L’impressionnante masse de neige/grêle/verglas/pluie/branches d’arbres qui a enseveli plusieurs régions du Québec (la «tempête du XXIe siècle» selon André Cantin, d’Environnement Canada) a causé de nombreuses pannes d’électricité… et un certain nombre de grimaces! Mon patelin estrien n’a pas été épargné. Autour de 17h30, samedi, la lumière ne fût plus…

Être submergé dans un bain de noirceur et complètement déconnecté du monde est plutôt plaisant, je trouve. Plaisant ascendant jouissif, je dirais même. Après tout, ce n’est pas tous les jours qu’on a un gros coussin de temps contre lequel se blottir et un prétexte pour manger n’importe quoi (dans le noir, toutes les friandises sont grises!) Quelle belle excuse, également, pour renouer sans culpabilité avec les nombreuses vertus de la oisiveté. À 20h30, je me suis donc mise au lit, exaltée par la douce platitude de ma soirée et résolue à profiter pleinement de cette opportunité. Sur ma table de chevet: un lot de chandelles, ma radio sans fil, un calepin et un crayon, une balle de laine à tricoter, une pile de bouquins… Non, il n’y a rien comme la paresse active!

Ma délicieuse mollesse fût de courte durée. Après seulement quelques minutes à tricoter au son d’une chanson de Guns N’ Roses (j’étais trop relax même pour changer la station!), j’aperçois un monstre qui se déhanche lentement vis-à-vis ma maison. Ma foi, c’est le camion d’Hydro Québec qui, sans honte aucune, vient ruiner ma soirée! Comme a-t-il OSÉ!? La phase 1 de mon Projet Paresse venait tout juste de débuter! J’avais pourtant tenté de les joindre à quelques reprises via leur numéro spécial «Pannes et urgences», et le message d’accueil indiquait qu’il ne prenaient plus les appels, tellement leurs lignes étaient surchargées. Traîtres! ;-)

Plus sérieusement, c’est tout de même particulier qu’on ait parfois besoin d’un prétexte pour s’accorder la permission de peser sur pause et de décrocher. Oui, de décrocher complètement. Il y a pourtant une telle liberté dans ce «lousse» qu’on se donne, dans ce silence et cette noirceur totale. Une liberté qui rime avec inspiration, avec créativité… Et d’une certaine façon, avec efficacité, aussi. Comme la terre, on a besoin d’une période de jachère.

Alors voilà pour l’anecdote… Passons au sujet du jour.

***
Cette semaine, je partage avec vous une de mes chroniques Le Coin du Coach publiées dans le magazine La Semaine. Le magazine a normalement l’exclusivité, mais j’ai eu l’autorisation de vous en offrir une comme «amuse-gueule»… Voici celle que j’ai choisie. Vous pouvez la lire ci-bas, comme vous pouvez télécharger le PDF en cliquant ICI (ainsi, vous la verrez telle qu’elle apparaît dans le magazine: jolie, colorée et illustrée). J’espère que vous deviendrez un lecteur régulier! :-)

Finalement, merci comme à l’habitude de partager cette infolettre avec vos proches. Je l’apprécie!

Allons-y…

  Apprendre à attendre  

Vous avez de la difficulté à accepter les délais de livraison? Cette semaine, je vous invite à les voir d’une toute nouvelle façon…

Vous y avez pensé, vous l’avez imaginé dans les moindres détails, vous l’avez choisi et vous êtes déterminée à faire tout ce qui est en votre pouvoir pour l’obtenir. La vision que vous en avez est si claire que vous pouvez presque le sentir, l’entendre et le palper. Vous êtes prête, vous le voulez plus que tout au monde… Mais pourquoi diable ne s’est-il pas encore manifesté?

Le «il» auquel je fais référence peut désigner n’importe quoi. Peut-être est-ce pour vous un bébé, un emploi, un amoureux ou un montant d’argent… Dans tous les cas, le fait demeure que la planète Terre n’en est pas une sur laquelle on obtient instantanément ce que l’on désire. Même les graines que l’on sème dans notre potager prennent du temps à nous offrir un modeste petit germe…

Faire face à une étendue de terre uniformément brune est ennuyant, voire frustrant. Surtout lorsqu’on a mis tout notre cœur à y répandre des semences minutieusement choisies. Ainsi, comment accepter cette période d’attente lorsqu’on est gourmand et passionné? Certains y parviennent simplement en se répétant qu’ils ne peuvent rien y changer. Têtue comme je suis, cela ne m’a jamais suffi. La seule façon que j’ai trouvée de faire la paix avec ce délai, c’est de prendre conscience de son importance…

Une grossesse invisible
Un jour, il y a vous et votre chat, Minou; le lendemain, il y a vous, Minou, et un beau monsieur aux yeux brillants qui vous fait chavirer. Un jour, il y a vous et des CV à envoyer; le lendemain, il y a vous et un message téléphonique vous informant que vous avez décroché un des emplois pour lesquels vous avez postulé…

On a l’impression que la concrétisation de nos projets se fait tout d’un coup, que la chose tant attendue arrive de nulle part, après des semaines ou des mois pendant lesquels il ne s’est rien passé… Rien n’est plus faux! Même lorsqu’il ne se passe rien, il se passe quelque chose; parlez-en à une femme enceinte. Le jour de la naissance n’est que le point culminant d’un long processus. Et c’est un processus semblable qui précède la «naissance» de nos rêves et de nos objectifs. Ils ont une période de gestation, eux aussi… La différence, dans ces cas, c’est que la grossesse n’est pas visible. À l’abri de notre regard, la vie s’active à matérialiser nos désirs, tout comme elle s’active à faire croître les graines que l’on sème dans notre potager ou le fœtus qui s’est implanté dans notre utérus. C’est l’ordre naturel des choses.

Les périodes d’attente sont donc, en quelque sorte, une illusion. Il s’agit plutôt de périodes de croissance, de développement, de consolidation, de formation. Pendant ce qui nous apparaît être un délai indésirable ou un retard, on se transforme en ce que l’on doit être pour vivre ce que l’on aspire à vivre. Sans même le réaliser, on clarifie ce que l’on veut, on se connecte à nous-même, on s’aligne avec nos objectifs et on s’ajuste pour être prête à les accueillir… On «couve» notre nouvelle réalité jusqu’à ce qu’elle se concrétise.

Ainsi, même si attendre peut être frustrant et irritant à s’en ronger les ongles d’orteils, c’est parfois la meilleure chose qu’il puisse nous arriver pour nous ouvrir des portes et nous permettre de passer éventuellement au prochain stade de notre vie. Il y a certaines choses que l’on ne peut et ne doit pas contrôler; certains moments où l’on gagne à se flatter la bedaine plutôt qu’à s’impatienter…

Sur ce, je vous souhaite un beau deux semaines!

Votre alliée,

Marie-Pier

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© 2003-2008 Marie-Pier Charron, coach de vie, implosions.net, Tous droits réservés.

Des pas de bébé pour des pas de géant

February 27th, 2008
Bonjour!
J’espère que vous allez «dangereusement bien», comme dirait un ami à moi. Je souhaite la bienvenue aux nombreux nouveaux abonnés, dont (les plus récentes) Annie, Corinne, Claudette, Laëtitia, Sylvie et Manon… Bienvenue mesdames!

C’est un plaisir de vous écrire en ce beau lundi. Je dois dire que je me sens un peu en état de grâce depuis quelques temps… D’une part, car j’ai simplement choisi de l’être (ce qui rend mon bien-être d’autant plus délicieux). D’autre part, car je travaille sur la nouvelle version du programme Nouveau Départ – rebaptisé le programme Implosions – et que je suis phénoménalement inspirée. Je croyais simplement le reficeler, mais je suis si passionnée que j’ai décidé de le réécrire au complet même s’il était déjà très apprécié. Un cadeau que je me fais, et que je vous fais également par ricochet. (Vous êtes nombreux à avoir réservé une place à l’avance; j’en profite pour vos remercier pour votre patience.)

Quand j’étais adolescente mon rêve était d’aider et d’écrire. Aujourd’hui, être installée avec mon ordinateur sur les genoux, mon chien à mes pieds et un lot de chandelles à mes côtés me remplit d’une joie difficile à expliquer…

J’espère que vous connaissez intimement cet enthousiasme débordant. Et je serais bien intéressée de savoir ce qui VOUS met dans cet état.

Parlant de vous: vous avez été nombreux à me donner des feedbacks au sujet de l’article L’aquarium ou l’océan, que j’ai partagé avec vous dans la dernière édition de l’infolettre. Merci pour vos messages et vos témoignages!

J’ai choisi le thème de cette semaine en fonction de vos commentaires, d’ailleurs. J’espère que vous apprécierez. Bonne lecture!

  Des pas de bébé pour des pas de géant  

Je lisais un article très intéressant, un peu plus tôt, dans une édition précédente du magazine d’Oprah Winfrey. Il s’adresse spécifiquement aux personnes obèses qui souhaitent relever le défi de la mise en forme. Vous savez tout comme moi que le plus lourd on est, le plus rapidement on s’essouffle… Et faire de l’exercice peut donc être très décourageant pour les personnes de forte taille.

Grosso modo, l’auteur suggère aux lectrices concernées de commencer par de très petits pas. De très trrrrrrrès petits pas. Par exemple, elle indique qu’il peut être suffisant, au tout début, de marcher sur place (oui, sur place!) aussi peu que trois minutes par jour (oui, trois minutes!). Elle précise également qu’il est important d’oublier la «norme» et de ne pas tenter de dépasser nos limites personnelles, même si on les atteint très rapidement. La priorité est de faire en sorte de ne pas se décourager…

Un bel article. Et en lisant les recommandations de la spécialiste, je me disais qu’on ferait tous des pas de géant, si on se permettait de faire des pas de bébé un peu plus souvent…

Quand on part de loin
On part tous de loin, dans un domaine ou l’autre de notre vie. On a à peu près tous une vision ou un objectif qui semble distant, voire inaccessible (comme parler devant des groupes, dire non, cesser de se ronger les ongles, être positif, etc). Et une des stratégies les plus efficaces pour aller de l’avant lorsqu’on a l’impression d’être à des années-lumière de notre but, c’est justement de penser très petit. Il est souvent adéquat, bien sûr, de viser haut et d’attendre beaucoup de nous-même. Mais parfois, le simple fait de lever le petit doigt est suffisant, et on sabote nos chances de succès si on se demande d’en faire plus.

Dites, qu’arriverait-il si vous «oubliez» de vous mettre de la pression et que vous vous amusiez simplement à avancer dans la direction de votre objectif, en toute liberté?

Peut-être êtes-vous découragé à l’avance. Peut-être vous attendez-vous à bûcher car vous partez de loin. Pourtant… ce sera probablement plus LONG, mais pas nécessairement plus ARDU. En fait, ce sera tel que vous le déciderez. Votre démarche sera pénible et déplaisante seulement si vous vous impatientez et que vous refusez de vous donner le «lousse» dont vous avez besoin. Si vous êtes généreux envers vous-même et que vous célébrez chacune de vos petites réussites, comment pourriez-vous ne PAS trouver le processus gratifiant, malgré les efforts à fournir?

Chaque fois que vous optez pour un repas santé, vous ÊTES mince et en forme, quel que soit votre poids. Chaque fois que vous osez exprimer votre opinion en groupe, vous ÊTES capable de vous exprimer en groupe, même si c’est la première fois que vous le faites en deux cent vingt-cinq ans. La clé est de focaliser votre attention sur ce que vous êtes en train de créer maintenant. Car après tout, un pas de bébé est bien souvent un pas de géant…

Bonne exploration!

Marie-Pier
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Le premier pouvoir de l’esprit

January 29th, 2008
Bonjour chers lecteurs,
Je vous écris présentement au son du chanteur Keola Beamer, de ma fontaine d’intérieur, et des ronflements de mon chien Pacha. Bon, il ne ronfle pas vraiment au moment où j’écris ces lignes… Mais avouez que c’est une jolie image! ;-)

Je viens tout juste de compléter mon formulaire de remboursement de taxes. L’enveloppe est prête à être postée, et je suis prête à prendre une grande respiration et à passer à autre chose. C’est la dernière fois que j’accomplis cette tâche moi-même, car je la déléguerai dorénavant à mon assistante. Cela dit, je dois dire que j’apprécie ces corvées autant que je les maudis… Je considère qu’elles sont des occasions extraordinaires pour exercer notre force mentale, pour se faire les muscles de l’esprit.

Savez-vous comment vous conditionner à être allègre quoiqu’il arrive? C’est possible. C’est simple, même. Et cette maîtrise de soi – car c’est bien de maîtrise dont il s’agit – est selon moi la CLÉ. On parle souvent de changer les circonstances extérieures de notre vie pour être heureux, ou de changer nos pensées pour attirer vers nous les circonstances qui nous rendront heureux. Dans les deux cas, l’essentiel nous glisse des doigts, car on vit en attente de quelque chose – à la merci des événements. On court après une carotte qui sera plus tard remplacée par une autre carotte, puis par une autre… Même si la carotte nous est livrée par la Loi de l’Attraction, elle reste une carotte. Elle ne nous procurera qu’une satisfaction superficielle et temporaire.

Le premier pouvoir de l’esprit est, selon moi, le suivant: devenir *inconditionnellement* heureux. Faire de notre joie de vivre notre priorité #1, puis trier et ajuster nos pensées pour l’entretenir à tout moment. On peut en venir à apprécier même ce qu’on déteste au plus haut point lorsqu’on apprend à choisir consciemment nos pensées. Il ne s’agit pas ici de se résigner à vivre avec nos problèmes, bien sûr, mais de les voir plutôt comme des opportunités et d’être en paix pendant le processus de changement. Il ne s’agit pas de «nier nos émotions», non plus, mais de CHANGER nos émotions en changeant notre façon de voir et de vivre les choses. Le remboursement de taxes peut devenir une opportunité de prendre conscience des généreuses sommes d’argent générées, par exemple. Tout est une question de perspective, et on peut toujours découvrir au moins 10 000 façons plus réjouissantes de voir et de vivre le moment présent. Il s’agit de les chercher, tout simplement. (BONUS: Du moment qu’on décide de voir les choses différemment et de transformer une corvée en occasion, plein de bonnes idées nous viennent en tête et nous permettent de l’agrémenter…)

Ainsi, établissez que rien n’est plus important que de vous sentir aussi bien que possible en cette minute précise. Ensuite, inondez votre esprit de belles pensées – de pensées qui vous amènent à être de plus en plus en paix avec les circonstances actuelles de votre vie. Cassez votre dépendance à la frustration et à la perception négative que vous avez des situations qui vous minent. Assouplissez-vous! Vous ne perdrez rien en choisissant de plier et d’être bien en toutes circonstances. Au contraire: lorsque vous cesserez de courir après vos carottes, c’est elles qui commenceront à vous courir après…

J’aimerais conclure avec une petite réflexion sur laquelle je vous invite à méditer: ce n’est pas vos rêves ou vos objectifs qui vous rendent heureux, mais les PENSÉES que vous entretenez lorsque vous les vivez.

Sur ce, je vous souhaite un splendide deux semaines!

Votre toujours très allègre alliée,

Marie-Pier
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Briller comme Céline

December 10th, 2007

Bonjour les imploseurs,
J’espère que vous allez divinement bien, avec les Fêtes qui approchent à grands pas. Êtes-vous aussi illuminé que votre sapin de Noël? De mon côté, je me suis contentée d’un arbre imaginaire, cette année. Il est gigantesque, il est majestueux, il dégage une odeur de sapin incroyable… et jamais je ne m’enfarge dedans! Je ne crois pas que je pourrai m’en sortir avec une dinde imaginaire pour le réveillon, par contre. :-)

Plus solennellement, j’aimerais vous souhaiter un suuuuperbe temps des Fêtes. Prenez soin de vous, réservez-vous quelques moments pour vous intérioriser et pour consolider les acquis de la dernière année. Il y a tant à «goûter» et à savourer, aussi, en cette période de réjouissances; c’est le moment où jamais de vous gaver d’amour et de magie!

Sur ce, allons-y avec la pensée que j’ai concoctée pour vous. Bonne lecture!

Briller comme Céline

Céline Dion. On l’aime, celle-là, n’est-ce pas? J’ai visionné hier un événement spécial auquel elle participait, et j’ai été éblouie par sa prestance. Le spectacle mettait plusieurs artistes en vedette, mais son étoile était indéniablement la plus brillante. Même un extraterrestre fraîchement débarqué de Jupiter aurait pu deviner qu’elle était LA superstar du lot. Elle marchait lentement en entrant sur scène, avec une assurance évidente. Elle était grande dans tous les sens du terme; on aurait même dit qu’elle «remplissait» l’aréna. Elle recevait l’affection débordante de l’assistance à bras ouverts, sans courber le dos. Elle était calme, posée, groundée. Elle se donnait corps, cœur et âme, aussi, sans réserve et sans peur d’être jugée…

On pourrait attribuer sa prestance phénoménale au fait qu’elle ait connu et connaisse toujours beaucoup de succès. Mais je crois qu’on peut inverser l’équation, aussi; si elle est devenue une grande star, c’est parce qu’elle en a toujours eu l’aura.

La question que j’ai envie de vous poser est donc la suivante: comment pourriez-vous devenir ce que vous souhaitez être, même si vous ne l’êtes pas encore vraiment? Ou, plus simplement: qu’avez-vous besoin de DEVENIR pour pouvoir accomplir les projets qui vous font vibrer? L’impresario Josélito Michaud (qui a travaillé avec Isabelle Boulay pendant plusieurs années) a déjà dit que son travail avec un artiste était 99% humain, et 1% technique. En d’autres termes, il faut avant tout que nos pieds entrent dans les bottines de la star que l’on souhaite devenir. Il faut préparer le terrain pour que nos rêves puissent y prendre racine!

Portez attention à votre posture; tenez-vous droit et mouvez-vous avec assurance. Appropriez-vous votre espace. Devenez votre propre fan et soyez fier de vous. Décidez que vous êtes prêt à recevoir ce qu’il y a de meilleur. Transformez-vous de l’intérieur – et de l’extérieur – afin d’être à la hauteur de vos objectifs, finalement. Oui, faites en sorte de briller MAINTENANT comme l’étoile que vous deviendrez.

Un beau deux semaines à vous tous!

Votre alliée (pas imaginaire),

Marie-Pier
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Prendre une vacance… de soi-même

August 6th, 2007

Bonjour chers lecteurs,
Comment allez-vous?

Dans l’infolettre de la semaine dernière (que vous pouvez lire ICI), je vous invitais à me suggérer vos musiques d’exercice préférées. Vous avez été nombreux à m’écrire à ce sujet, et j’ai pensé compiler vos «swignantes» suggestions, que voici: Mika, Jesse Cook, Robert Michael, Mango, DJ Champion, Abba, Deva Premal, la bande sonore du film Rocky, la bande sonore du film Flash Dance, les premiers albums de Madonna, de U2 et d’INXS, le CD «Confessions on a dance floor», de Madonna, plus les chansons suivantes «Las calles del sur», (Florence K.); «Je cours» (Ophélie Winter); «Love Generation» (Bob Sinclair); «Conga» (Gloria Estefan); «Can’t get you out of my head» (Kylie Minogue). On m’a aussi conseillé la radio satellite XM et les livres lus sur CD. Merci pour toutes ces idées, j’en prends bien note! Je dois dire que j’aime particulièrement Conga, un délicieux rythme cubain qui me rappelle la Floride, où j’ai vécu quelques mois par le passé.

Plusieurs nouveaux abonnés se sont joints à nous depuis mon entrevue avec André Ducharme, au 98.5. Bienvenue à vous tous! Mon intention est véritablement de former une communauté qui vous soutiendra dans la réalisation de vos rêves les plus fous. Et les plus simples, aussi. Car nos rêves n’ont pas besoin d’être compliqués pour être extraordinaires…

Pour le plaisir, j’ai commencé il y a quelques semaines à vous faire découvrir quelques ressources gr@tuites que j’apprécie particulièrement. Voici la petite dernière:

Hay House Radio: http://www.hayhouseradio.com

Il s’agit d’une station de radio dont toutes les émissions traitent de croissance personnelle, de près ou de loin. Et ce qui est vraiment super, c’est que l’on peut la syntoniser sur le Web, donc où que nous soyons sur la planète (salutations spéciales à nos amis en Antarctique!) Il y a des émissions animées par des coachs, par des psychologues, par des mediums… Bref, si le développement personnel et/ou que la métaphysique vous intéresse, je serais étonnée que vous ne trouviez pas chaussure à votre pied. Vous pouvez l’écouter en direct en cliquant sur «Listen now», ou encore télécharger les archives sous forme de podcasts. Des heures et des heures d’inspiration… gratos!

Allons-y maintenant avec la suite de l’article que j’ai partagé avec vous dans la dernière édition de l’infolettre. Je vais inclure la première partie à nouveau pour ceux d’entre vous qui ne l’ont pas déjà lue.

Enjoy!

Sur ce, j’enfile mon costume de bain, je fais une saucette dans mon lac, puis je me gave de ces délicieuses pêches qui font mon bonheur en cette période de l’année…

Prendre une vacance… de soi-même

Je fredonne continuellement le refrain «C’est le temps des vacances» ces jours-ci, probablement parce que je suis sous l’emprise de ce sortilège qu’on appelle «l’été» (ou peut-être est-ce simplement la chaleur qui me monte à la tête?) Bref, en attendant que Pierre Lalonde mette fin à mon supplice en m’engageant comme choriste, j’ai pensé rester dans le thème et vous proposer un tout nouveau type de vacances. Une tournée des «magasins à une piasse»? Un pèlerinage au centre-ville de Coaticook? Des vacances écologiques de luxe à dos de chameaux fraîchement importés? Non, je pense plutôt à des vacances de vous-mêmes, chers lecteurs. Oubliez votre bronzage; grâce à mon forfait, vous aurez dans les yeux un éclat que même le plus beau coup de soleil ne pourra jamais égaler.

Voici donc trois «destinations» que je vous suggère d’explorer sans hésitation. Suivez le guide…

1. Sortir du tourbillon
On n’avance pas plus vite à coups de fouet! Ok, je corrige: on avance définitivement plus vite à coups de fouet… Jamais pour très longtemps, par contre, et le prix à payer est élevé. On croit qu’on a besoin d’être sous pression pour avancer, mais la réalité est que le stress étouffe la vie en nous. À lui seul, il nous tire encore plus d’énergie que la montagne de tâches qu’il veut nous pousser à accomplir… en plus de nous rendre peu réceptives aux beaux cadeaux de notre existence, bien sûr. On se promet de humer les roses et de profiter de la vie lorsqu’on aura «tout» terminé, mais on est si habitué à notre rythme effréné qu’on craint secrètement de ne plus être capable de s’activer si on se détend assez pour que notre tension artérielle ait le temps de baisser.

Question: voulez-vous vraiment que votre vie soit un marathon? Voulez-vous survoler votre quotidien en bondissant d’une tâche à l’autre, puis à l’autre? Je sais que vous aspirez à plus, à profiter pleinement de chaque instant qui passe, à rendre magique les tâches les plus banales. Et vous pouvez commencer dès maintenant à le faire. Car même si vous ne pouvez pas réduire votre liste de choses à faire, vous pouvez certainement naviguer différemment dans ces eaux mouvementées qui vous sont si familières. Plutôt que de pagayer à contre-courant, vous pouvez commencer à surfer!

On a tendance à l’oublier, mais il est possible d’être ultra occupé et productif tout en étant caaaaaalme intérieurement… zen, comme on dit. Je vous demande solennellement de ne pas vous laisser aspirer par le tourbillon du faire-faire-faire. C’est le tourbillon du cheval qui court assidûment et qui ne voit pas défiler le magnifique paysage tellement il est hypnotisé par la carotte qui pendouille à quelques centimètres de son nez. Vous méritez mieux, non? Le fait est que personne n’aura jamais «tout» terminé; personne n’aura jamais LA carotte ultime entre les dents, une fois pour toutes. Il y aura toujours plus à faire, de nouveaux problèmes à régler… alors on gagne à oublier les carottes quelque peu et à mordre plutôt dans la vie, dans le présent. Sans stress inutile et sans «quand je le pourrai».

La route que je vous propose pour accéder à ce premier lieu de villégiature est la suivante: chaque soir, notez toutes les choses que vous avez accomplies, autant sur le plan très «pratico pratique» (ex. le ménage) que sur le plan humain (ex. avoir contribué à l’estime personnelle de votre fils par l’attention que vous lui avez accordée). Ne laissez pas s’infiltrer dans votre esprit les pensées du type «j’aurais du faire encore plus» ou «ça ne compte pas». Permettez-vous de voir et d’intégrer le chemin que vous avez parcouru, sans toujours ramener votre attention vers ce qu’il reste à faire.

Pour continuer, écrivez sur des bouts de papier des phrases-clés qui vous rappellent de rester loin du tourbillon et de jouir de votre vie telle qu’elle est maintenant. Collez ces messages sur votre bureau, sur votre frigo, dans vos tiroirs, etc. Et si vous voulez un truc-choc (mon préféré!), pensez au fait que vous serez décédée dans X années. Lorsqu’on frôle la mort (ne serait-ce qu’en pensée), on a généralement tendance à relativiser et à se donner un bon gros break par la suite… Et le bonus est qu’on n’a même pas à sacrifier notre efficacité; au contraire, notre calme intérieur nous rend plus productive!

Paroles de sagesse: «Yo relaxe! Ça sert à rien de t’énerver le poil des jambes…»

2. Oublier ce que vous êtes (pas)
Il n’y a rien de plus ressourçant que de «connecter» authentiquement et profondément avec un ami, n’est-ce pas? Surtout lorsque cet ami est nous-même…

La deuxième destination que je vous propose est exceptionnellement belle, ensoleillée et luxuriante. Vous pouvez la visualiser comme une magnifique oasis de paix, de joie et de simplicité (n’oubliez pas les arcs-en-ciel et les cocotiers parfaitement symétriques). Une oasis de possibilités, à mille lieues de vos limites habituelles… À mille lieues, en fait, de tout ce que vous pensez devoir être, de ce que vous essayez d’être et n’êtes fondamentalement pas, et de ce que vous vous empêchez inutilement de devenir. Le punch auquel je veux en venir, c’est que cette majestueuse oasis, c’est VOUS – le vrai vous, souvent écrasé sous le poids des «je devrais», des «il faudrait», de divers masques et des vieilles croyances paralysantes qui ont étendu leur tentacules dans votre vie.

Sans contredis, la meilleure façon de prendre une vacance de nous-même est parfois de plonger dans le «nous» en question, de baisser le volume de notre vie pour détecter sa présence, NOTRE présence. La pire chose qui puisse arriver à une personne est de se perdre de vue. Se perdre de vue, c’est perdre le sens de notre vie, son noyau. C’est perdre la seule voiture qu’on a et devoir traverser le Sahara à pied (sans même un chameau pour nous porter, puisqu’ils ont tous été exportés). Si on n’est pas en contact avec nous-même – j’aurais écrit «avec notre âme» pour un lectorat plus Nouvel Âge – on a un douloureux sentiment de vide qu’aucun tourbillon d’activités et d’accomplissements ne peut effacer.

Passons au côté pratique. Vous craignez peut-être que je vous suggère d’accéder à cette deuxième destination par la méditation. Vous avez raison, et vous avez tort. Car la méditation traditionnelle, à laquelle vous pensez (assis, les yeux fermés), n’est qu’une des nombreuses options. Si le fait de dessiner, de chanter, de tricoter ou de jouer aux cartes vous ressource et vous procure un profond sentiment de régénération, cessez de chercher et n’essayez même pas de léviter; vous avez déjà un billet d’avion. Ces activités semblent parfois (très) anodines, mais elles sont (très) constructives; elles installent en nous un état de calme et de réceptivité qui nous branche à nous-même… Et qui nous remplit.

Je vous invite également à prendre le temps d’écrire vos rêves, vos ambitions, vos espoirs. Vous aviez probablement une Barbie ou un G.I. Joe entre les mains la dernière fois que vous vous êtes permis de rêver librement… et il n’est pas trop tard pour recommencer. Laissez votre âme – oups, désolée – s’exprimer sans juger; ne laissez pas votre raison embarquer et ruiner vos élans spontanés. Une vacance est supposée être énergisante et, aux dernières nouvelles, il y avait peu de choses aussi énergisantes que le fait d’avoir de beaux rêves à réaliser. Vos passions et vos aspirations sont l’extension de ce qu’il y a de plus pur et de plus vrai en vous. Traitez-les avec respect.

Paroles de sagesse: «Arrête de te prendre pour un autre. T’es bien plus cool et t’a bien plus de potentiel que cet “autre”…»

3. Une attitude positive et souple
J’ai passé un mois au Maroc, récemment, comme plusieurs d’entre vous le savent déjà. Cela explique mon obsession pour les chameaux – qui sont en fait des dromadaires, puisqu’on ne trouve pas les chameaux en Afrique du Nord, mais en Asie. Peu importe, ce n’est étonnamment pas ces bêtes bossues qui m’ont le plus fascinée, mais les homo sapiens au volant de leur voiture. Avec mention spéciale pour cette espère pas assez rare qu’on appelle les Chauffeurs de Taxi.

Il est difficile de trouver les mots (des mots publiables, il va sans dire) pour décrire les expériences que j’ai vécues sur la route. Je prenais le volant tous les jours, et je peux dire que jamais je n’ai été exposée à une conduite aussi dangereuse. Confrontée à une telle situation, j’avais deux choix: je pouvais résister à l’état des choses, rester attachée à «comment les choses DEVRAIENT être» et, ainsi, cultiver un sentiment de frustration voisin de la violence. Ou encore, je pouvais mettre ma paix d’esprit en priorité et décider de suivre le courant, car l’énergie gaspillée à grogner était tout simplement… gaspillée, justement. À quoi bon s’acharner?

Personne ne mérite d’être exposé à des dangers potentiels à cause de la conduite inconsciente des autres automobilistes; personne ne mérite de vivre une déception amoureuse; personne ne mérite de se sentir dévalorisé; etc. Mais puisqu’on ne peut changer ce qui est hors de notre contrôle, parfois il vaut mieux faire le deuil de nos attentes, avaler la pilule, et composer allègrement – et humoristiquement, pourquoi pas? – avec ce qui se présente à nous. La clé est de décider d’être joyeux, serein et positif, puis d’ignorer volontairement ce qui pourrait nous empêcher de l’être. Simple, et efficace.

Cette destination finale que je vous invite à visiter porte un nom: l’acceptation. Si on est rigide et tendu face aux événements (ou face à nous-même) car on compare toujours notre réalité à ce qu’elle «devrait» être, on se crée un mini-enfer. On s’épuise à se battre intérieurement.

Il n’est pas question ici de baisser les bras face aux aspects de notre vie qui nous déplaisent. Non, il n’est certainement pas question d’abdiquer, de décider de ne rien changer. Il s’agit simplement de cesser de générer des sentiments de frustration et de déception; ils sont inutiles et nuisibles! Plutôt que de s’attarder au saumon trop cuit qui gît innocemment dans notre assiette, on remercie le ciel que les légumes d’accompagnement soient délicieux et on pense avec joie au dessert qui suivra dans pas trop longtemps. Cela ne nous empêche pas de manifester notre mécontentement au chef et de bouder le restaurant en question jusqu’à perpétuité, bien sûr!

Lorsqu’on choisit d’avoir une attitude positive et «souple», on a l’impression de danser avec la vie. Et si cette dernière nous marche accidentellement sur le pied, on la remercie du prétexte qu’elle nous fournit et on s’offre une nouvelle paire de souliers!

Paroles de sagesse: «Sooooo what?…»

Voilà pour mon forfait-vacances; j’espère que ce voyage en est un que vous avez l’intention de planifier. On gagne tous à prendre la vie un peu plus à la légère, à s’enlever du chemin et à se rappeler ce qui compte vraiment. Je vous invite donc à prendre une vacance de vous-même, à tasser vos nuages intérieurs et ces «gugusses à une piasse» inutiles qui vous distraient de votre magnificence. Chaque journée peut vraiment être une magnifique journée de vacances…

Vous souhaitant un beau deux semaines!

Marie-Pier
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Comment sextupler votre productivité (et votre plaisir)

July 2nd, 2007

Bon lundi et bon mois de juillet,
J’espère que vous avez apprécié votre week-end!

C’était le Jour D hier au Québec. D pour «déménagement», bien sûr; pas pour la vitamine! J’en profite donc pour vous rappeler de vous réabonner à l’infolettre si vous changez d’adresse courriel. Vous n’avez qu’à aller à la page suivante, http://www.CoachingGratuit.com, puis à remplir le formulaire dans le menu de gauche (le même que vous aviez rempli lorsque vous vous êtes abonné la première fois).

Je vanté les vertus du dépaysement, la semaine dernière, et vous conviendrez avec moi que déménager – ne serait-ce qu’à quelques kilomètres de distance – peut être aussi déracinant que voyager en Azerbaïdjan. S’adapter à un nouveau nid est un processus profond et intense; quelle belle occasion de se renouveler et de redonner à notre vie son croustillant! Je ne sais pas c’est votre cas également, mais je me sens justement beaucoup plus «croustillante» lorsque je perds mes vieux points de repère et que je suis en mode D (D pour «découverte», cette fois-ci). Pendant les jours qui ont suivi mon déménagement à la campagne, la high-achiever que je suis pouvait passer de longues minutes à regarder les oiseaux par la fenêtre et à se laisser hypnotiser par la danse du feu dans le foyer. Même chose pendant mes voyages; à l’étranger, je suis plus vivante que jamais – quasiment dans un état de grâce, tellement je vibre intensément. Ne serait-il pas merveilleux d’être toujours dans cette zone fluide et magique? C’est certainement mon intention.

Passons à vous, à votre vie, à votre pensée de la semaine… J’espère que vous apprécierez, et je vous souhaite bonne lecture! (Parlant de lecture, n’oubliez pas également de lire ma chronique «Le coin du coach» dans le magazine La Semaine!)

Comment sextupler votre productivité (et votre plaisir)

Il y a quelque chose de coquin dans ce titre, non? C’est involontaire, et j’espère ne pas vous décevoir, car c’est sur la roue que j’aimerais attirer votre attention cette semaine. Oui, la roue, comme dans «Pourquoi réinventer la roue?». Elle n’est pas très sexy, malgré ses rondeurs, mais elle est certainement fascinante; elle est l’exemple parfait d’une idée ultra simple et accessible qui a révolutionné complètement nos vies. Grâce à elle, on a multiplié notre efficacité, on s’est épargné bien des douleurs lombaires et, à toute fin pratique, bien des efforts inutiles. Je suis constamment en train de chercher de nouvelles «roues», pour mes clients, comme pour moi-même. Je suis à l’affût de ces stratégies à la fois simples et brillantes qui peuvent faciliter et enjoliver grandement notre vie. Vous savez, ces «Ahhhhhh, pourquoi j’y ai pas pensé avant?».

Un exemple…
Je m’entraîne régulièrement depuis plusieurs années, quotidiennement depuis quelques mois. Je me rappelle comme si c’était hier de mes premières séances au centre sportif… J’ai rapidement tissé des liens profonds avec le clan des bicyclettes stationnaires, ces silencieuses créatures qui me permettaient de lire mes livres préférés, confortablement assise, tout en augmentant allégrement mon espérance de vie. Le meilleur des mondes; je pouvais pédaler une quarantaine de minutes sans me lasser, absorbée par mes lectures.

Après plusieurs mois de lune de miel, par contre, la passion s’est un peu effritée et j’ai décidé de rajouter quelques minutes de course à mon rituel, histoire de mettre du piquant dans ma vie cardio-vasculaire. Au tout début, j’atteignais mon quota après seulement 4 minutes de jogging; faut croire que j’avais hâte de retrouver ma fidèle et réconfortante bicyclette (sans oublier mon livre). Ensuite je suis passée à 6 minutes, parfois 8, un peu difficilement. Puis le grand jour est arrivé…… le jour où j’ai découvert la «roue» qui a sextuplé ma performance (et le plaisir que j’avais à courir): la musique! J’ai simplement eu l’idée d’amener mon iPod au centre sportif et de courir au son de mes chansons rythmées préférées. Alléluia! Sans un seul coup de baguette magique, je suis passée de 6 minutes à 15, puis deux jours plus tard à 20, puis quelques jours plus tard à 35 belles minutes. Et je pourrais courir encore plus longtemps si le treadmill était le seul appareil à faire battre mon cœur aussi délicieusement, mais je ne suis pas tout à fait prête à abandonner la bicyclette.

Cette idée toute simple et pas très originale a complètement révolutionné mes séances d’exercice – tout comme l’avaient fait mes livres, auparavant. Depuis, je me fais plaisir en achetant de nouvelles «musiques d’exercice» sur iTunes, des chansons entraînantes et parfois un peu bonbon que je n’aurais l’occasion d’écouter en aucune autre circonstance.

Petite roue, grosse différence…
N’est-il pas exaltant de constater l’impact monumental que de si petits changements peuvent avoir sur des sphères importantes de notre vie – comme notre santé, nos finances, notre vie affective, notre travail? La clé pour découvrir ces précieuses «roues» qui nous facilitent tant l’existence est d’être ouvert et présent (tiens donc…), d’être en mode solution plutôt qu’en mode problème. En fait, je crois qu’il s’agit avant tout de rester proche de notre vision et de nos désirs tout en étant à l’écoute de notre intuition. Notre intuition nous propose constamment de nouvelles «rouee», plus brillantes les unes que les autres, mais on ne l’entendra PAS si nos émotions négatives monopolisent notre attention et si on n’est pas prêt à dire bye bye à nos difficultés. Oh, on y est souvent beaucoup plus attaché qu’on ne veut bien le croire…

Je pourrais continuer longtemps, car de nombreux exemples me viennent en tête, mais je me souviens tout particulièrement du 10$ qui m’en a sauvé 3000. J’habite sur le bord d’un lac, et le fond du lac en question est assez vaseux à quelques mètres du rivage. Les premières années, puisque je n’aimais pas marcher dans cette boue (et que mes pieds finissaient toujours par frôler une roche ou une plante aquatique lorsque je nageais), je me rendais au centre du lac en pédalo lorsque je voulais me baigner. Pas très pratique, car le vent poussait l’embarcation, et je devais toujours tirer vers moi le gros motton de plastique qui m’avait donné un lift. Je pensais donc acheter un quai de plusieurs mètres, qui ferait le pont entre mon terrain et la partie profonde du lac. Un tel quai aurait coûté environ 3000$, probablement plus car j’ai le don de toujours acheter les extras qui font doubler la facture. Cela étant dit, un certain jour où je faisais les courses chez Loblaws (pour ne pas le nommer), j’ai remarqué des planches en foam rouge, à 10$… Et je m’en suis procuré une, en me disant que je pourrais essayer de l’utiliser pour me rendre jusqu’au centre du lac. C’est ce que j’ai fait, et BINGO! À ma grande surprise, elle avait un très grand «pouvoir de flottaison» (y a-t-il un terme plus technique?) et mes pieds ne touchaient ni aux roches ni aux plantes, même à l’entrée du lac qui n’a pas plus que 60 centimètres de profondeur. Plus besoin de coûteux quai! Et en plus, j’ai découvert le plaisir de flotter sur cette planche et d’y méditer sans que l’eau s’infiltre dans mon nez…

Un nouveau schéma à suivre
Si vous avez un objectif important à atteindre, ou un problème important à régler, demandez à votre subconscient de vous montrer comment avancer six fois plus vite tout en ayant six fois plus de plaisir. Attendez-vous à trouver des idées géniales pour être propulsé vers l’avant, et vous en trouverez! On manque parfois de détachement par rapport à notre propre vie, donc invitez vos proches à brainstormer avec vous, faites appel aux services de professionnels qui connaissent les raccourcis, etc. En fin de compte, cultivez de beaux projets, faites appel à votre créativité ou à celle des autres (plutôt que de fournir des efforts inutiles) et restez ouvert à vos pulsions intuitives, à votre guidance intérieure; ainsi, vous aurez toujours des roues bien huilées sur lesquelles votre vie pourra glisser. Et un peu de musique pour vous donner du rythme…

Sur ce, mon chien Pacha se joint à moi pour vous souhaiter une *excellente* semaine. Respirez, aimez, et rêvez!

Votre alliée,

Marie-Pier

Pssssst: Si vous avez des chansons à me suggérer pour mon jogging, je serais ravie de les connaître. Personnellement j’aime bien Surrender (Laura Pausini), Lose yourself (Eminem), I Drove All Night (Celine Dion), Candyman (Christina Aguilera), Party for Two (Shania Twain), Elevation (U2) et Me and Julio By the Schoolyard (Paul Simon).

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Quelques souvenirs du Maroc…

June 18th, 2007

Marie-Pier Charron, Coach de vie Bon lundi à tous!
On m’a offert 20 000 chameaux pour me garder, mais j’ai résisté à la tentation et me voilà de retour, après un mois magnifique dans un pays magique… à recharger mes batteries et à simplement profiter de cette vie qui passe si vite.

Je suis littéralement tombée en amooooour avec le Maroc – avec sa diversité et sa splendeur, bien sûr, mais surtout avec le peuple qui l’habite. Ce n’est effectivement pas l’océan, les montagnes ou les palais qui m’ont le plus impressionnée, mais les individus que j’ai côtoyés et connus (ok, je dois dire aussi que la nourriture était céleste!) Je me sentais chez moi dans cet environnement où la spiritualité est omniprésente et où on donne sans compter. Cette mentalité d’abondance et cet accueil généreux m’ont rappelé ma véritable nature – en fait, NOTRE véritable nature humaine, je crois. J’adore voyager dans les pays où les gens ont été moins exposés aux valeurs matérialistes et individualistes; on peut y sentir l’essence des choses si facilement… Sans tomber dans les clichés ou les stéréotypes, ils ont souvent très peu, mais ils ont tout.

(En passant, la photo de gauche est une photo de moi, bien sûr, qui a été prise sur une superbe plage sauvage à quelques kilomètres d’Agadir. Et à droite, plus bas, vous me voyez tenant un chevreau dans mes bras. Remarquez, en arrière-plan, les chèvres qui sont confortablement installées sur les branches d’un arganier. Si vous ne voyez pas les photos, cliquez ici pour lire l’infolettre en ligne.)

J’ai passé la majorité de mon temps à Agadir et dans sa région (Tiznit, Taroudant, Tafraout, Immouzer, Guelmin, Sidi Ifni), mais j’ai également eu le plaisir de découvrir Marrakech, une oasis à la fois enivrante et délicieuse; Essaouira, une jolie ville, très beach, qui ne semble pas trop se prendre au sérieux, ainsi que Rabat (et Salé, juste à côté), la capitale très peu touristique et très intéressante à découvrir. J’ai aussi fait un petit saut en Belgique, quelque jours (Bruxelles et Namur), puisque l’Europe est facilement accessible à partir du Maroc et qu’il s’agit d’un pays que je n’avais pas encore eu la chance de découvrir.
Photo

Je partagerai des photos additionnelles avec vous très bientôt, ainsi que quelques anecdotes… Aujourd’hui, en guise de pensée hebdomadaire, je vous livre quelques réflexions inspirées de mon voyage. Je continuerai avec des thèmes plus «coaching», comme à l’habitude, les semaines prochaines. Bonne lecture!

Quelques souvenirs du Maroc


Je ramené du Maroc plusieurs beaux bijoux en pierre naturelle et en argent pur, un superbe coffre en racine de Tuya, une magnifique théière plaquée argent avec plateau et tout le tralala, une éblouissante géode d’améthyste, du cuir travaillé, etc… Bref, de très jolis objets que je prendrai plaisir à utiliser. Mais les souvenir les plus précieux et les plus utiles que j’ai ramenés avec moi – ceux qui ont pris le moins d’espace dans ma valise et qu’aucun douanier n’aurait pu inspecter – sont les suivants…

1. Faire des choix sentis plutôt qu’intellectuels
Vous êtes-vous déjà dit «Il fait soleil et il fait chaud, donc il faut que je sorte en profiter» alors que vous aviez plutôt envie de rester confortablement installé sur votre sofa avec votre bouquin préféré du moment? Je ne sais pas pour vous, mais j’ai parfois cette tendance. Il y a ces concepts dans ma tête, ces idées au sujet de ce qui serait bon pour moi ou logique, et j’en viens parfois à leur obéir fidèlement plutôt qu’à m’écouter et à être spontanée. Certains jours, pendant mon voyage, j’avais simplement envie de prendre le thé et de discuter longuement, de faire des courses au souk tranquillement sans but précis et de manger dans des petits bistros bien simples. Mais je me poussais à aller à la plage et à manger dans des restos sophistiqués même si je n’en avais pas vraiment envie, car ces activités étaient plus alléchantes ou exotiques en théorie. Lorsque j’ai décidé d’être guidée par mon senti plutôt que par mon intellect et de faire simplement ce qui me tentait sans juger mes envies, je me suis sentie libérée et j’ai vraiment commencé à profiter pleinement de mon séjours. J’ai continué à aller à la plage très souvent… mais pour les bonnes raisons!

Avez-vous tendance, vous aussi, à faire parfois des choix intellectuels ou «logiques» plutôt que des choix sentis?

2. Une cure d’objectifs
Pendant les premiers jours qui ont suivi mon arrivée, je voulais tellement profiter de mes vacances et faire «les bons choix» que j’ai mis beaucoup de pression sur mes petites épaules pas encore bronzées… Ce qui allait évidemment contre le but recherché! On ne sort pas la coach de la femme; j’avais pris le temps d’écrire une vision précise de ce que je voulais retirer de ce mois au Maroc, mon intention était claire, je savais quels moyens prendre pour y parvenir, etc… Mais bon sang, j’avais beaucoup trop d’objectifs et d’intentions! Il est important parfois de se laisser aller, et pas seulement lorsqu’on est en vacances. Il y a une différence entre contrôler sa vie et la maîtriser. Le contrôle se fait dans le stress, alors que la maîtrise est synonyme de joie et de liberté. Comment pouvons-nous être joyeux si nous sommes obnubilés par nos buts et que nous oublions de simplement admirer le paysage? C’est fou comment l’absence d’objectifs (ou plutôt, le détachement) nous rend réceptif à la magie de la vie…

2. Suivre le courant
Je cherche depuis plusieurs longues secondes, et je ne trouve aucun mot pour décrire les expériences que j’ai vécues sur la route. Je prenais le volant tous les jours, et je peux dire que jamais je n’ai été exposée à une conduite aussi dangereuse qu’au Maroc (je sais qu’il y a pire, mais je n’ai jamais conduit dans ces pays). Confronté à une telle situation, nous avons deux choix: nous pouvons résister à l’état des choses, rester attaché à «comment les choses DEVRAIENT être» et, ainsi, cultiver un sentiment de frustration presque constant. Ou encore, nous pouvons mettre notre paix d’esprit en priorité et décider de suivre le courant, car nous savons que l’énergie dépensée à résister est tout simplement gaspillée. Personne ne «mérite» d’être exposé à des dangers potentiels à cause de la conduite inconsciente des autres automobilistes (par exemple), mais puisqu’on ne peut pas changer ce qui est hors de notre contrôle (remarquez la belle tautologie!), il vaut mieux oublier nos «principes», avaler la pilule, et composer allègrement – et humoristiquement, pourquoi pas? – avec ce qui se présente à nous. La clé est de décider d’être joyeux, serein et positif, puis d’ignorer volontairement ce qui pourrait nous empêcher de l’être. Simple, et efficace!

Voilà pour cette semaine; j’espère que mes souvenirs vous seront utiles… :-)

Merci d’être là, et prenez bien soin de vous!

Votre coach (qui s’ennuie déjà des figues fraîches et du leben…)

Marie-Pier
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Avez-vous peur de vos rêves?

May 8th, 2007

Photo Bonjour à tous!
Comment allez-vous? Ceux parmi vous qui résident au Québec ont pu profiter comme moi d’une extraordinaire semaine ensoleillée… Ça fait du bien à l’âme, non? Et nos corps ont de quoi se délecter, aussi, avec ce beau buffet de vitamine D…

J’ai fait appel aux services d’un ouvrier pour teindre ma galerie, et je le vois s’activer par la fenêtre au moment où j’écris ces lignes. Il semble si bien, dehors et sous le soleil, que je vais probablement m’occuper de la deuxième couche de teinture moi-même. Je délègue généralement ce type de tâches, mais je dois dire que j’aime bien le travail manuel; c’est méditatif, relaxant, «recentrant». Mais je devrai attendre à mon retour, car j’ai beaucoup trop de pain sur la planche au cours des jours à venir.

Oui, mon retour… Car je m’apprête effectivement à boucler mes valises et à montrer mon horrible photo de passeport (croyez-moi, elle est pire que la vôtre!) à quelques sympathiques douaniers qui se donneront comme à l’habitude un faux air autoritaire. Je pars jeudi pour une destination ensoleillée et plutôt exotique, un royaume qui borde à la fois l’Atlantique et la Méditerranée, où on mange des tajines, de la pastilla… et du couscous. Si vous n’avez toujours pas deviné, la première lettre du pays est M comme «Marie-Pier» et la dernière est C comme «Charron». Faut croire que j’étais destinée à y aller! Sans blague, je m’y ressourcerai pendant un mois complet, jusqu’en juin, le temps de profiter des mille et une vertus du dépaysement… Et de prendre quelques photos, bien sûr! Celle que vous voyez plus haut a justement été prise dans la région où je passerai la majorité de mon temps.

(Parlant de photos, vous avez été nombreux à adorer celles du Pérou et de la Bolivie que j’ai partagées avec vous la semaine dernière. Merci pour tous vos messages de remerciement! J’ai mis beaucoup de cœur à préparer ce petit exposé, et ce fut un bonheur de replonger dans ces si beaux souvenirs pour vous.)

Vous devinez sûrement que mes infolettres ne seront exceptionnellement pas diffusées pendant mon absence. Si vos vitamines hebdomadaires et matinales vous manquent, allez faire un tour sur mon blogue… ou encore visitez les sections Articles ou Questions et Réponses de mon site. Elles sont là pour vous, et elles vous attendent de pied ferme! Aussi, ne manquez pas mes articles dans le magazine La Semaine… Je viens de terminer les chroniques des mois de mai et de juin, et je crois que vous les apprécierez!

Sur ce, je reprends ma respiration (car j’écris aussi vite que je parle!) et je vous présente la pensée de la semaine… Puisqu’il est question de voyage, j’ai choisi l’article suivant – un de mes préférés – au sujet de mon poisson qui rêvait de déménager en Australie… Enjoy!

Vous pouvez le lire en cliquant ICI.

Une prison nommée perfection

April 23rd, 2007

Bon lundi!
Je vous écris directement de ma galerie, sous le glorieux soleil (mon ordinateur à l’ombre d’un parasol), au son du vent qui souffle sur les arbres défeuillus et accompagnée de mon chien Pacha (lui, toujours très «feuillu») qui continue de ne pas trop s’en faire avec la vie. La glace flotte toujours sur le lac où j’habite, mais je crois qu’elle ne résistera plus très longtemps à la chaleur… Mon pédalo et mon kayak attendent impatiemment de pouvoir se dégourdir!

(J’ai pris une photo pour vous, que vous pouvez voir en cliquant ICI. Disons que mon terrain n’est pas à son meilleur en cette période de l’année…)

Puisque vous êtes probablement occupés, vous aussi, à faire à profiter de la nature et à faire le plein de lumière, passons directement à la pensée de la semaine. Cette semaine, je vous présente «Une prison nommée perfection», un article que j’ai écrit pour le webzine Mères et Cie (je vous invite à y jeter un coup d’oeil, si ce n’est déjà fait). J’espère que vous aimerez le lire autant que j’ai aimé l’écrire! Bonne lecture et, surtout, bonne «libération»…

Une prison nommée perfection


Y a-t-il une petite voix à l’intérieur de vous qui vous pousse à monter la barre toujours un peu plus haut, pour s’assurer que jamais vous ne puissiez l’atteindre? Si vous êtes comme plusieurs des personnes qui me consultent, vous savez à quoi je fais référence. C’est la voix du «jamais assez» ou du «toujours trop», la partie de nous qui refuse d’être satisfaite de ce qu’on accomplit et qui gruge insidieusement notre joie de vivre. Aujourd’hui, je vous propose de vous évader de cette prison qu’est la quête de perfection, pour finalement renouer avec le plaisir d’être vivant et libre.Lire la suite…


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Les premières fois…

March 26th, 2007

Marie-Pier Charron, Coach de vieBuongiorno à tous et à toutes,
Un si joli museau… De belles grosses pattes poilues… Un regard à la fois doux et coquin… Non, je ne pouvais résister à la tentation de vous montrer cette adorable photo de mon chien Pacha! Je ne me lasse jamais de l’admirer et de le couvrir d’affection. Tant mieux, car il semble que ma bête féroce (comme j’aime bien l’appeler) n’en ait jamais assez…

Outre mon Pachounet, j’ai un autre beau «bébé» à vous présenter cette semaine. Ce n’est pas le mien, mais je suis vraiment très fière et heureuse de contribuer à sa croissance. Il s’agit d’un méga-projet, d’un tout nouveau magazine Web qui s’adresse aux mères et mères-en-devenir. Le voici:

Mères et Cie: http://www.meresetcie.com/.

Pour citer la fondatrice, Caroline Casabon, «Ce que nous vous offrons, c’est un webzine qui reflète la réalité des mères d’aujourd’hui et ce, sans façade ou fausse image. Un webzine qui nous permet de constater qu’être maman, ça ne veut pas dire être parfaite. Un webzine qui vous offre un petit brin de répit et qui vous permettra de vous amuser, de rigoler, de vous renseigner…»

Cette semaine, je partage donc avec vous ma première chronique «Mères et Cie», dans lequel j’aborde le thème des premières fois. L’article est axé sur la première grossesse ou la première adoption, mais les principes peuvent s’appliquer à plusieurs grands bouleversements de la vie. J’espère que vous apprécierez, et n’hésitez pas à m’écrire vos commentaires!

La magie (et l’angoisse) des premières fois

Attendre la venue d’un enfant pour la première fois est une joie incommensurable, mais également une période de grande intensité qui peut nous donner le vertige et nous faire vivre un cocktail d’émotions de toutes sortes.

Comment vous sentez-vous face à l’inconnu? Quels sont vos points d’ancrage, avec ce vent de changement qui souffle sur votre vie?

Tout ce qui est nouveau est déstabilisant. Et la toute première fois constitue, à la base, un saut dans le vide… dont le choc peut être amoindri grâce aux parachutes suivants:

1- Extérioriser nos craintes

Même les changements les plus merveilleux sont bouleversants. Car pour chaque première fois, il y a également quelques dernières fois, de petits deuils à vivre. Et il y a l’Inconnu avec un grand i, bien sûr. On peut imaginer ce qui se trouve de l’autre côté du portail, mais la nouvelle vie qui nous attend reste fondamentalement mystérieuse (donc source d’inquiétude) jusqu’à ce qu’on y soit. On peut être portée à balayer nos angoisses sous le tapis, puisqu’on s’apprête après tout à vivre le plus grand miracle qui soit… mais il est important de s’accueillir telle qu’on est et d’exposer nos craintes à la lumière du jour.

Rien n’est plus envahissant qu’une émotion qu’on tente de refouler. Tout ce à quoi on résiste persiste, tout ce qu’on nie s’intensifie… Bref, vous voyez l’idée: c’est en faisant face à nos émotions qu’on commence à se libérer de leur emprise. Voilà pourquoi je vous invite à sortir un papier et un crayon, puis à dresser la liste des craintes qui vous habitent en ce temps de transition. Il ne s’agit pas de nourrir vos peurs, bien sûr, mais de les désamorcer en les sortant de leur cachette.

Une fois que vous aurez noté vos peurs rationnelles et irrationnelles, passez en mode action! Établissez un plan en béton pour apaiser vos différentes inquiétudes, pour les enlever du chemin. Si vous craignez d’être trop serrée financièrement, par exemple, ne laissez pas cette crainte flotter constamment dans votre esprit et polluer les précieux moments que vous vivez. Faites en sorte d’enlever les ombres au tableau sur lesquelles vous avez du pouvoir, et vous pourrez constater que même celles sur qui vous n’avez aucun pouvoir en seront grandement atténuées. Après tout, un des meilleurs antidotes à l’angoisse est l’action!

2- Être proche de nous-même

En période de grands bouleversements, la dernière chose à faire est de s’oublier ou de se perdre de vue. Il est important plus que jamais d’être proche de soi-même, de s’intérioriser et de se dorloter. Car, lorsqu’on vit de grands changements, c’est à l’intérieur de nous-même que l’on trouve notre stabilité et notre sérénité. Et si on est toujours en train de FAIRE mille et une choses et qu’on oublie de simplement ÊTRE, on perd contact avec notre centre, avec notre point d’équilibre.

On commence à se perdre de vue dès que l’on s’accroche excessivement à ce qui est extérieur à nous. Même les plus profonds et les plus merveilleux changements qui soient ne sont pas TOUTE notre vie; ils ne sont pas NOUS. On est beaucoup plus qu’une future mère, et on gagne à continuer de nourrir et d’honorer tout ce qu’on est. Si on mise tout sur ce qui est à venir, on penche trop vers l’avant et on perd l’équilibre.

Comment garder contact avec soi-même? Cela dépend de chacune. Écrire régulièrement ce que vous vivez dans un journal intime peut être très constructif. La méditation et le yoga également. Et sûrement avez-vous des hobbies qui vous apaisent et qui vous connectent à l’essence de ce que vous êtes – au-delà de vos divers rôles et obligations. Globalement, l’idée est de faire en sorte de vous sentir entière et solide maintenant, indépendamment de ce qui se produira plus tard.

3- Écrire le script

Lorsqu’on attend de voir comment les choses iront, on est comme la feuille qui se laisse porter au gré du vent. On a de bonnes raisons de s’inquiéter, puisqu’on est en quelque sorte à la merci des aléas de la vie.

Savez-vous vraiment où vous vous en allez? Bien sûr, vous ne pouvez prévoir l’imprévisible; le principe d’une première fois est qu’on ne sait pas ce qui nous attend! Par contre, vous pouvez vous former une vision de ce que vous souhaitez voir se produire, préciser vos souhaits, écrire le script de votre avenir, etc. En ayant un but et une intention clairs, vous sentirez que vous avez la situation en main; vous serez plus enthousiaste, moins angoissée. Et vous mettrez toutes les chances de votre côté afin de vivre le changement de façon optimale, bien sûr.

Ainsi, quel sera le thème (ou le slogan) de votre nouvelle vie de mère? Quelles sont les priorités non-négociables que vous vous engagez à respecter dans cette nouvelle aventure? Quel type de mère désirez-vous être? Quels sont les patterns que vous désirez laisser derrière vous? Quelle est votre vision de la dynamique que vous aurez avec votre partenaire de vie? Et quels ajustements gagneriez-vous à effectuer pour vivre cette transition en harmonie?

Tout bouleversement devient une renaissance lorsqu’on prend la peine de faire le point et de choisir comment on veut vivre (ou ne pas vivre) les événements. C’est ce que je vous suggère de mettre en pratique. Pour ce faire, vous pouvez utiliser la bonne vieille méthode du collage, c’est-à-dire disposer sur un grand carton des images, des dessins, des photos et des mots qui représentent votre vision des changements à venir. Vous pouvez aussi en écrire le script sur papier, au temps présent (Ex.: «Je me sens profondément sereine et comblée par ma nouvelle vie de famille; je maintiens mon taux d’énergie élevé en prenant soin de moi etc. »). Le temps que vous passerez à cogiter là-dessus est aussi important que le collage ou le script en soi.

Ces stratégies adouciront cette période de grands bouleversements. Vous pourrez constater que le fait de vous avouer vos craintes, d’être proactive, de rester en contact avec votre sagesse intérieure et d’avoir une intention claire qui vous guide vous procurera une fondation solide. Vous aurez une assise rassurante qui vous aidera à vivre vos premières fois avec encore plus de joie… et un peu moins d’effroi.

Une splendide semaine à vous, et à très bientôt!

Marie-Pier

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